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Romain et la paroxétine

Par CAPCAP - 20-01-2024 14:01:57 - 2 commentaires

L'histoire de Romain est bien triste…

"Les antidépresseurs dans le collimateur de la justice après le suicide d'un adolescent", cellule investigation de Radio France

Pourtant, la notice de la paroxétine précise bien (il m'a semblé) les risques d'idées suicidaires.
La prise d'antidépresseurs n'est pas anodine, comme beaucoup de médicaments. Les effets secondaires sont à suivre. Particulièrement dans ce cas, vu leur gravité et la relativité des effets. Comment savoir à quoi est dû un changement de comportement chez un proche? C'est bien plus difficile que de remarquer des boutons, des rougeurs ou des vertiges. Et malheureusement, les psychiatres étant en très faible nombre en France, ils n'ont pas le temps de donner de multiples rendez-vous pour suivre de près un patient nouvellement traité. Mais dans le cas de Romain, il semble que la famille n’ait pas été prévenue, pour qu’elle soit attentive aux signes.

Comment savoir si le traitement est en cause pour ce suicide? On n'a pas de Romain-bis, un clone ayant vécu la même vie, aimé les mêmes personnes, détesté les mêmes autres, buté sur les mêmes obstacles de la vie, mais n'ayant pas pris cette molécule. Il n'y a pas de patient témoin.
Pourtant, les tricheries de GlaxoSmithKline sont effrayantes. Ils devaient vraiment en être conscients, pour lâcher 3 milliards de dollars.

Le drame de Romain est très triste, mais on ne peut pas forcément se passer de certaines molécules dont des effets très rares peuvent être dramatiques. Le fameux équilibre bénéfice-risque est la règle, pas celle du zéro risque. Heureusement. Sinon, on n'aurait pas opéré ma cardiopathie, sachant qu'il y avait un risque de rester sur le carreau. Bien sûr, la balance bénéfice-risque va pencher un peu autrement après cette histoire.

Une pensée aussi pour les conducteurs de trains, qui dans leur carrière ont écrasé des suicidaires. C'est le cas de mon cousin. Deux fois. Rude psychologiquement de voir son TGV foncer sur un corps, et ne rien pouvoir faire. Mais il est retourné à la conduite de train, il a ce travail dans la peau et il ne supportait pas de ne rien faire.

De mon côté, il se trouve que j'ai arrêté la paroxétine à la fin de l'été, car ça aggravait mon syndrome des jambes sans repos. Après une pause sans soutien, mais chaotique, j'ai trouvé un nouvel équilibre avec un autre ISRS, la sertraline.

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