Amorce de décrue
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Amorce de décrue

Par CAPCAP - 04-02-2020 21:34:31 - 3 commentaires

Amorce de décrue

 

Comme c’est bon, les jours pairs !

Les jours pairs ? Parce que je prends 2 gélules !

Non, ce n’est pas du Soleil Vert, je n’ai pas double ration de nourriture en tablette ce jour-là.

Non, ce sont 2 gélules de venlafaxine, mon antidépresseur favori depuis dix ans.

Et les jours impairs, je suis passé à une dose seulement.

J’ai la "chance" de faire partie de ceux qui sont réactifs, qui sentent la molécule le jour même. Alors qu’habituellement c’est lissé sur 1 à 2 semaines.

Remarque, il y a une quinzaine, c’était l’amorce de la décrue. Et hier le manque naquit.

 

Le manque, qu’est-ce donc ? L’effet de l’arrêt d’une source de dépendance ? Certes, mais ai-je déjà connu ça ?

Je n’ai jamais fumé, et donc jamais arrêté, bien sûr.

Je n’ai jamais aimé jouer, et donc jamais dû me priver d’un pari.

Je n’ai jamais dépassé les 71kg pour 1,88m, donc je n’ai jamais fait de régime.

 

Me voici donc novice dans la démarche du manque. Un bleu, un inculte, un bizuth…

 

Faux, si on considère la CàP génératrice de dépendance. 5 ans de bobos divers, m’ont d’abord appris à ne plus courir, en m’isolant des coureurs. Puis à marcher (marche athlétique) en les voyant courir. Et enfin à pouvoir les regarder courir sans gêne.

 

Remarque, n’existe-t-il pas un autre manque ?

Celui lié à une chose qu’on n’a jamais connu et dont on rêve. Comme vivre en milliardaire pour certains, jouer comme Mbappé pour d’autres. Ou comme l’amour pour moi (si on excepte deux amours mort-nés, mais douloureux quand même)

 

Bienveillance. Dans ce manque, je recherche ma bienveillance. J’essaie de m’appliquer à moi-même cette bienveillance que j’ai redécouvert avec la méditation. Et le pire, c’est que ça marche plutôt ! Sauf que, quand je travaille, il est difficile de penser "bienveillance"…

Mais demain est jour impair, je querrai ma bienveillance !

 

Étrange…

Ce dimanche j’apprends que la dernière personne qui m’ait attiré et dont j’avais espoir de faire mon petit-ami il y a plus d’un an, est maintenant en couple…

J’apprends de ma mère, qu’elle a failli m’emmener, ado, chez un psy. Ma vie en aurait sans doute été chamboulée...

Hier j’apprends que la collègue que j’apprécie s’en va, alors que mon collègue flemmard et subreptice reste, et en plus devient l’adjoint du directeur…

Je serais dans un film des Monthy Python, j’aurais bien vu cela comme la main de Dieu qui me met à l’épreuve !



Billet précédent: Que fer maintenant ?

3 commentaires

Commentaire de philkikou posté le 07-02-2020 à 12:42:30

C'est sûr que taf et bienveillance vont de moins en moins de pair !!! Belle analyse et démarche, bonne route sur le chemin de la décrue

Commentaire de philtraverses posté le 16-02-2020 à 20:55:56

je te souhaite ne pas être victime de harcèlement moral ou de discrimination notamment en raison de tes préférences sexuelles connues sans doute. Penses tu ne pas avoir eu la promotion d'adjoint au directeur que tu souhaitais pour cette raison? Le milieu du travail est loin d'être bienveillant..

Commentaire de CAPCAP posté le 23-02-2020 à 21:31:08

Merci les Phil pour vos messages ;-)

L'auto-bienveillance s'est évaporée... et dans un contexte compliqué, j'ai bien vu que je ne tenais pas... Donc retour au dosage antérieur. De toute façon, je les supporte assez bien ces petites pilules et comme ce sont des génériques, ça ne coute pas bien cher à la Sécu.

Non, pas de malveillance au travail, c'est déjà ça !
C'est moi-même qui suis malveillant envers moi, avec une dose d'homophobie intériorisée qui met bien du temps à fondre. Mais ça avance... un peu. C'est dur de se débarrasser de ce qu'on a assimilé à l'adolescence.

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