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Petites nouvelles de mon gros cœur

Par CAPCAP - 01-06-2022 20:23:11 - 7 commentaires

Petites nouvelles de mon gros cœur

Lundi 16 mai, voici mon hôtel 3 * pour un séjour de 5 journées tout compris:
La pension complète est entièrement prise en charge. Il y a même des activités comprises (échographies, scanner, tests respiratoires) et si je suis sage, j'ai droit à une prise de sang chaque jour.

HAP

Mon bel hôpital !

Une très bonne nouvelle pour commencer, j'ai une chambre solo et orientée au nord, une bonne chose avec la chaleur annoncée.
Pas le temps de m'ennuyer, j'ai un sac d'affaires pour 1 mois !
Première occupation, une nouvelle échographie, un jeune cardiologue fait ses classes, il galère avec mes valves qui faseyent comme une voile mal bordée, pas facile. Une cardiologue plus aguerrie arrive et la trouve aussi difficile à évaluer, mesurer, photographier. Il y a bien des indicateurs de sévérité.
Le soir, des infirmières (et un infirmier) s'occupent de nous très gentiment. Bon, le resto n'aura pas d'étoile au Michelin... mais ça se mange. Il y a parfois des desserts "maison" très bons.

chambre

Ma confortable chambre

Mardi, je n'ai dormi que 2h cette nuit, en partie à cause des "mouvements periodiques" de mes jambes. Pas assez bu, trop de lumière...
A 9h je monte 4 étages pour l'EFR, surprise, ce n'est pas l'épreuve d'effort qu'on m'a annoncée, mais des "explorations fonctionnelles respiratoires". On me fait souffler très fort, je n'ai pas fait ça depuis si longtemps, ça fait belle lurette que je ne souffle plus comme un âne sur la piste!
Puis, panoramique dentaire... tout va bien
Scanner des sinus... tout va bien
Fin de journée, petit tour dehors, j'ai beau être architecte, je me perds tout le temps dans cet hôpital. Quand je remonte, je me sens très con, j'ai fait la manip' du coffre à l'envers, du coup je l'ai verrouillé sans noter le code. Mais les techniciens sont habitués aux étourdis...

porte

La porte de la salle de bain...

Mercredi, 6h de sommeil, c'est nettement mieux qu'hier, grâce à un cachet de mélatonine.
C'est malin, on m'a mis les deux seuls rendez-vous de la journée, à la même heure. ORL fait rapidement. Mais l'échocardio est finalement annulée, normal deux jours seulement après la dernière.
Syndrome de l'imposteur... je le sens monter en moi. Suis-je vraiment aussi affaibli que je ne le disais? Pas un seul essoufflement depuis que je suis ici, comme par hasard... Au milieu de patients alités.
Histoire de cultiver cet imposteur qui est en moi, je fais 4 tours de l'hôpital en marche athlétique, à défaut d'un footing dans le bois de Boulogne tout à côté. Ça fait du bien de bouger!
Le soir, je me demande pourquoi, ici, mon syndrome des jambes sans repos se réveille et m'empêche de bien dormir? La chaleur? L'alimentation sans sel? Je ne m'endors pas avant 1h du mat'... Visiblement je ne profiterai pas de ce séjour pour me reposer.

jambes

Mes jambes sautillantes

Jeudi, après 4h de sommeil, je suis réveillé par la sonnerie d'alarme incendie! Ça n'est qu'une fois habillé et dans le couloir, que je comprends que c'est dans un bâtiment voisin... je me recouche.
A 8h, pas de petit dej, il faut être à jeun pour la coronarographie. À la place, je prends une douche à la Bétadine, et m'habille d'une splendide chemise bleue d'hôpital. On me fait descendre aux salles d'intervention sur un brancard, c'est plutôt rigollot, très cinématographique en tout cas. Je m'attendais à être comme une chose, à attendre sur mon lit, mais un certain nombre de soignants me disent bonjour, ça fait plaisir.
Ayant été longtemps donneur de plaquettes, je ne suis pas très impressionné par la seringue un peu grosse, et guère plus par l'espèce de fil que le cardio y enfile. Mais c'est impressionnant de voir sur l'immense' écran, les sondes se balader dans mon corps et DANS mon cœur. Et je regarde ça tranquillement, sans aucune douleur, même si je sens légèrement les sondes se promener en moi. Selon le cardio, j'ai un tel reflux de la valve mitrale que l'oreillette est deux fois plus grosse et que la valve de sortie normale, se referme!
On me referme l'artère, on me surveille un peu sur la fin de journée.

poignet

Oh le beau pansement !!!


J'ai trouvé très étonnant de voir tant de soignants ne plus porter de masque...

Bon, voilà, la parenthèse se referme, je n'aurai pas d'entretien de sortie, le staff ne se sera pas encore réuni. On me dit que je pourrai appeler...

- - - - -

Dix jours sont passés, je n'ai pas eu l'appel annoncé, je m'y attendais, alors j'appelle. Par chance, on peut me passer un cardiologue, pas celui qui me suit, mais un qui sait déjà l'essentiel: la décision de proposer l'opération est prise.
Ça peut surprendre, mais ça me soulage. L'attente me pesait plus que l'idée de l'opération, inévitable, m'avait-on dit.
Ça me rappelle quand, avec mon associé il y a 15 ans, on avait enfin pris la décision de déposer le bilan de la boite, après des mois d'incertitude. Le soulagement !!!
Bon, je sais que je ne me rends pas compte de ce qui m'attend. Peut-être est-ce mieux comme ça, d'ailleurs…

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Récit du 20 Avril 2022 pour la course Gotorlekuen Itzulia - 42 km

Voir le récit : Gotor 22, ça passe bien !, 7Photo(s), 3commentaire(s), 301 lectures

De la bien-pensance

Par CAPCAP - 29-03-2022 14:31:39 - 2 commentaires

De la bien-pensance - obsèques de ma tante Anne - 29 mars 2022

Bonjour lecteur,

Si tu le veux bien, j'aimerais partager avec toi mon vécu aux obsèques de ma tante Anne. Je n'avais pas beaucoup de lien avec elle, j'étais plus là pour ses enfants et pour voir un peu la famille.
Au cours de l'office j'ai commencé à décrocher avec les messages d'amour universel. Est-ce que l'amour ça n'est pas comme la démocratie, ça se questionne et se travaille en permanence? Il y a l'amour des siens, des "comme-soi". Et l'amour des gens différents? Un pressentiment d'amour avant même de connaître l'autre et ses particularités éventuelles?

Je ne sais pas comment sont accueillis aujourd'hui les homos, notamment ceux qui ne le perçoivent encore qu'à peine. Mais il y a quarante ans, je ne me suis pas senti bienvenu dans cette société et notamment dans l'église.

Ce matin, je me suis senti retourné parmi ceux qui ont détruit ma vie par leur "bien-pensance", ceux qui n'ont pas su être accueillant pour les gens potentiellement différents. Je me suis senti dans l’antichambre de la torture.
Il n'est pas facile de se sentir/croire rejeté par une communauté dont font partie vos plus proches.
Leur pardonner leurs offenses car ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient? Ils ne se savaient pas tortionnaires, c’est sûr. Mais n’avaient-ils pas le devoir de s’interroger, avant de juger?

Du coup je n'ai pas su aller saluer le cercueil de ma tante. J'étais prêt à fondre en larmes. J’ai résisté sur mon banc d’église. Encore une fois, j’ai intériorisé. Quarante ans d’accumulation, je ne m’en remettrai jamais.
D’ailleurs 20 ans de travail, 6 psys et 50 000 € sans un centime remboursé, n’ont rien changé.

Je crois que mon seul chemin est le renoncement. Renoncer à être quelqu’un. Juste laisser le quotidien défiler. Sans motivation, sans objectif, sans prétention. Mais que c’est dur...

J'ai 53 ans et je rabâche toujours ça, je n'ai rien dépassé ou contourné. Aujourd'hui j'en ai à nouveau eu la confirmation.

Moi, comme un con, je suis encore rongé de remords d’avoir fait souffrir mes parents quand ils ont compris qu’ils ne m’avaient pas bien accueillis.

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Courir c’est bien !

Par CAPCAP - 09-03-2022 07:43:22 - 2 commentaires

Courir c’est bien !

OK, je ne me suis pas foulé pour trouver ce titre…
Mais courir, quel plaisir !
Dimanche passé, je me suis vraiment bien amusé pour un entraînement typé trail en forêt de Meudon/Versailles. Mes jambes se rappelaient l’époque où elles descendaient bien, avec souplesse et rapidité. La banane !

Cependant, depuis quelques jours, j’ai 53 ans. Les 2/3 de mon espérance de vie ?
J’ai l’impression que je m’en fous. Pas d’angoisse à l’idée de mourir demain. Mais pas du tout envie de souffrir.
Je me sens un peu détaché des contingences extérieures, qui pourtant s’imposent à moi.

Faire sa part et faire avec ?

Vivre dans une Europe qui connaît à nouveau la guerre à sa frange Est et un Poutine qui menace d’usage de l’arme nucléaire…
Pourtant continuer à voir amis/famille, à critiquer les candidats à la présidentielle, à prévoir des vacances...

Vivre dans l‘effondrement commençant de notre monde, avec un dérèglement climatique emballé, une faune détruite au 2/3, une pollution sans précédent, des risques agricoles en cours…
Pourtant continuer comme s’il était naturel de manger demain.

Vivre en sachant qu’une amie est très mal et pense constamment à se tuer. Mais elle est anorexique depuis une trentaine d’années, elle a vu tous les spécialistes qui n’ont pas pu la soigner. Je me sais impuissant. L’accepter.
Pourtant continuer à aller méditer, faire sa sortie trail, à aller travailler…

J’aimerais ne plus vouloir. Me détacher de l’humanité, cette société d’animaux qui "veulent", au point de détruire leur milieu. Mais je suis un homme, et vouloir est souvent plus fort que moi, bien sûr. L’accepter.

J’aimerais ne plus me laisser embarquer par l’apparence, la façon d’être, l’humeur de l’autre. Juste être là, à l’écoute.
J’aimerais ne plus parler comme si, moi, je savais. Ne plus avoir de ton péremptoire.
Notamment, j’aimerais pouvoir parler d’environnement avec un ton neutre, sans malaise, sans colère, sans défiance. Parler de l’impensable effondrement, comme si je parlais de la couleur du PQ.




Mais j’ai encore envie d’écrire ça.
Quand je n’en aurai plus envie (un jour???) ce sera(it) bien !

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Pourquoi la nuit?

Par CAPCAP - 05-01-2022 20:58:19 - 4 commentaires

Pourquoi cette nuit les merles chantaient-ils?

Il était 2 heures du matin et plusieurs de ces oiseaux se racontaient tant de choses... A moins qu'ils ne les racontent au livreur?

 

Pourquoi cette nuit le livreur livrait-il son linge à l'hôtel?

Pourquoi faire ce travail de nuit? Quel intérêt majeur à faire travailler cette personne en pleine nuit, alors qu'il pourrait dormir tranquillement? Il n’est pas noctambule comme un rat!

 

Pourquoi un rat s'est-il arrêté devant moi?

Et pourquoi a-t-il mimé de manger avec ses pattes? Pour me faire croire qu'il n'avait pas peur de moi, alors que je m’arrêtais de courir pour le regarder?

 

Pourquoi suis-je sorti courir à 2h du mat'?

Au lieu de dormir moi aussi tranquillement, seul dans mon lit...

Car mes jambes sautillaient et m'empêchaient de dormir.


Pourquoi mes jambes avaient-elles ces mouvements nocturnes?

Au lieu de se détendre sous la couette? Pourquoi cette reprise du syndrome des jambes sans repos? Une corrélation parfaite avec la prise de venlafaxine le soir.


Pourquoi avoir pris cette gélule en plus ce soir?

Pourquoi avoir senti le besoin d'augmenter le dosage de mes antidépresseurs? Pourquoi ai-je eu un coup de surmenage, trois semaines après le précédent?


Pourquoi être parti en live?

Au lieu de gérer tranquillement mon travail? En ai-je réellement trop? Suis-je juste incapable de gérer mon dû?


Pourquoi partir dans le doute?

Pourquoi ne pas être confiant dans mes capacités exceptionnelles? Pourquoi ne pas croire que ce sont les autres qui sont nuls et ne me comprennent pas?


Pourquoi suis-je différent?

Pourquoi suis-je homo? Pourquoi l'homosexualité pose-t-elle problème? Pourquoi n'ai-je jamais réussi à dépasser ça?


Pourquoi cette nuit je me suis posé tant de questions?

Au lieu de récupérer tranquillement et serein?


Pour repartir en forme le lendemain...

... aller écouter les merles !

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Jamais 2 sans 3 "jamais deux sans trois" ?

Par CAPCAP - 15-12-2021 21:14:04 - 2 commentaires

Désolé Lutin, de te prendre la position du haut de la pile si vite. 

Allez voir le Douze subjectivités pour 2021 ça vaut le coup d'œil ! Sourire

 

 

Bon, j'en viens à mon billet:

 

Jamais 2 sans 3 "jamais deux sans trois" ?

 

Ce 15 décembre, deux fois j’ai eu droit à un "Jamais 2 sans 3" deux fois… sans trois ???

 

Ce mercredi matin, je me réveille vers 4h, sans me rendormir. Mais à 7h, je n’arrive pas à me lever. À 8h30, heure de l’embauche là où je bosse, je me lève enfin, pour textoter à mon directeur que je ne vais pas bien et que je vais questionner mon médecin. Commence une journée d’attente, que ce denier me contacte.

Vers 15h, téléconsultation, le docteur m’arrête jusqu'à vendredi. Au-delà je suis en vacances. J'ai donc 10 jours sans voir mes dossiers en attente, les questions non-répondues, les tableaux financiers incomplets, les vieux contentieux non-résolus, les mails non-lus ou laissés fermés…

Jamais deux sans trois. Ça fait donc le troisième arrêt de travail en 26 ans de carrière. Jamais pour un lumbago, une jaunisse ou une grippe. Les trois pour surmenage...

 

Ce soir, je passe à la pharmacie dire que je suis disponible si une dose se trouve avec un bras indisponible, ces jours-ci je suis donc chez moi.

Et paf, la dose de Moderna n’attendait que mon épaule, et me voici injecté, passant du statut "2 doses" à celui de "3 doses".

Et peut-être dira-t-on bientôt "jamais 3 sans 4"Rigolant

 

Il est déjà 21h, j’ai donc eu deux "Jamais 2 sans 3" aujourd’hui, mais ne dit-on pas "jamais deux sans trois" ?

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Billet d’humeur

Par CAPCAP - 07-11-2021 16:19:38 - 6 commentaires

Billet d’humeur

 

Pas facile d’écrire après les billets précédents.

Pas facile de ne pas passer pour un égoïste.

De toute façon, comment ne pas être égoïste, égocentré, quand on est déprimé?

 

J’ai été sidéré par cet article du Monde* qui relate une enquête montrant que 39% des Français sont en dépression ou en état d’anxiété importante. La réponse du gouvernement pourrait être saluée, vu le peu de chose qu’on fait pour la santé mentale en France depuis toujours. Seulement le budget alloué est de 4€ par an et par Français en besoin. Mieux vaut ne rien faire. Enfin si, l’embauche annoncée de 800 personnes dans les CMP ne fera pas de mal… je ne sais pas si vous êtes déjà entré dans un centre médico-psychologique, mais c’est glauque. Et il faut des mois pour avoir droit à une consultation.

 

Je suis fatigué de ce monde qui essaie de dire des choses sympathiques quand ça ne va pas fort. Tout le monde n’a pas la capacité à utiliser l’humour pour passer son message, surtout quand on a passé les 3/4 de sa vie avec une humeur dépressive. Et voir qu’après 20 ans de psychothérapies (avec 3 personnes successives) rien ne change ou si peu. J’ai toujours peur des gens, surtout des hommes.

Alors, avec peur et sans humour, c’est mal parti pour se faire des amis.

Et puis les gens sont si "occupés" dans ce monde de fou, qu’il vous oublie vite, si vous n’êtes pas quelqu’un de brillant, d’amusant. Comment leur en vouloir?

Enfin, contrairement à des maladies du corps, les maladies de la tête se soignent très très mal. On en est encore à l’époque de Molière et des saignées. On fait parler… dès fois que, sur un malentendu, ça fasse un peu de bien.

A l’inverse des autres billets, ici, on pense régulièrement à la mort (pas forcément au suicide) Une délivrance. Sortir de cette glue. La vie est longue...

 

Il y a bien eu cette parenthèse où la course à pied m’a beaucoup aidé. Mais sans changer le fond. Maintenant je vieillis, je suis souvent arrêté pour blessure. Quand je cours, je m’essouffle, mais ne goûte pas souvent aux endorphines. Il me reste le plaisir de rando-course seul dans la nature. Seul et sans chrono. Et surtout sans dossard, sans me comparer. Juste seul dans le vent, sous le soleil, fouetté par la pluie. Sans réfléchir. Juste bêtement mettre un pied devant l’autre. Si possible là où les humains n’ont pas fait trop de conneries, et ça devient très rare en France.

 

Je ne comprends pas pourquoi on veut normaliser l’homosexualité. Ce n’est pas parce que ça pourrait être une erreur de la nature qu’on n’aurait pas le droit de vivre avec des droits et sans peur de la réaction des autres. Ce n’est pas parce que ce serait une chose dans l’ordre naturel, que ce serait une chose facile à vivre.

Non, quand je vois mes collègues de CàP gays, pour moi ils sont nombreux à être malades. Globalement plus malades que les hétéros. Une légèreté excessive, une instabilité fréquente, un égocentrisme exacerbé...

 

Je me suis questionné depuis un moment sur le comportement des hommes vis-a-vis de l’environnement. Comportement pire que celui des femmes me semble-t-il. Sébastien Bohler y répond en partie.**

Nous sommes donc des animaux pris par les injonctions contradictoires de notre striatum et de notre cortex cingulaire antérieur.

Inachevés, nous sommes voués à détruire notre société en détruisant notre milieu. Le rapport Meadows a 49 ans. Qu’avons-nous fait de notre connaissance? Rien. On continue à préférer les shoots de dopamine à la construction d’un éventuel sens à notre vie. Et comme je suis un humain, je viendrai voir si des gens sont venu lire mon billet…

Dans cent mille ans, peut-être que des hommes auront muté et géreront ce conflit mieux que nous. Là je spécule…

 

Bon, égoïstement, vivement que je puisse courir plus et retrouver un peu d’endorphines!

Et demain je reprends le travail que j’ai la chance d’avoir, architecte d’une mairie, à peu près la seule chose qui structure ma vie. (même si je suis toujours à la limite du surmenage)

Et gros bisous aux 39% des Français qui sont en souffrance.

 

* https://www.lemonde.fr/sante/article/2021/09/30/ce-que-l-on-sait-du-remboursement-des-consultations-de-psychologie-annonce-par-emmanuel-macron_6096639_1651302.html

** https://www.youtube.com/watch?v=VHXrDxBtkV0

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Vercors 2021 - marche - méditation

Par CAPCAP - 16-08-2021 19:58:51 - 2 commentaires

Vercors 2021

Itinérance en marche et méditation
  
Drôles de vacances. J’aurais dû courir avec mes amis sur les crêtes du Vercors, comme les années passées. Mais une aponévrosite plantaire me restreint à la marche… dans la vallée. Je vais croiser mes amis sur 3 des 6 hébergements, je serai seul les 5 journées et 3 nuitées.
Mais loin de me rebuter, cette option, je l’enrichis de l’idée de méditer, faire un mélange entre itinérance à la marche et retraite de méditation. C’est donc très motivé que je pars pour Grenoble.

Samedi, TGV en retard, plus de car pour monter à Engins. O nous trouve un taxi futuriste, Tesla X à 7 places, aux portes qui se lèvent comme dans les films! Le 1er gîte est superbe, tout neuf, trop chic!

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Dimanche. Nous prenons tous le car, eux pour Lans, moi jusqu’à Villard. Le regret de ne pouvoir les suivre est très vague. À mon tour de démarrer, je me retrouve seul sur les chemins et très vite l’envie me vient de me poser pour méditer, en observant les zafus (coussin de méditation) naturels qui s’offrent à moi. Je suis libre. Libre de marcher autant que je veux, de m’arrêter quand je veux, de méditer le temps que je veux, autant de fois que je le veux. En cela, c’est très différent d’une retraite cadrée.

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Ce que j'ai compris de la méditation, c’est observer ses pensées, les accepter et les voir mourir, c’est aussi observer ses sensations, ses réactions, en prendre conscience avec bienveillance.
Mais je trouve que je passe un temps fou à m'observer. Ne suis-je pas trop égocentrique? Enfin, c'est un peu le principe de la méditation.

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Aujourd’hui je n'ai pas déjeuné, certes je n'ai pas fait un gros effort et j'ai pris un gros petit dej', mais est-ce intéressant? En tout cas, c’est passé tout seul. Je précise que je ne tiens pas à maigrir, juste maintenir mon poids sans courir.

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L'essentiel de la journée, j'ai fait mes exercices du pied en marchant sur l'avant-pied et contractant la plante. On verra si ça soigne mon aponévrose…

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Arrivé tôt, sans douleur, je m’offre, en plus des 12km prévus, 4km vers Herboullis. Et la visite du Pot du Loup, une grotte verticale d'une douzaine de mètres, dont le fond est accessible par un goulet horizontal. J’y suis allé, seul, à la lumière du téléphone, sans fil d'Ariane. Aurais-je perdu ma claustrophobie?

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Le soir, c’est drôle de se retrouver seul au Roybon, alors que j'ai un souvenir bondé de ce lieu, connu par le ski de fond. J'ai une douzaine de lits pour moi seul dans le dortoir.

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Superbe 1ère journée entre marche et méditation. Et agrémentée d’une orgie de fraises des bois.

Lundi. Faire des squats en ramassant des fraises des bois, je ne l’aurais jamais cru! Pourtant les cuisses commencent à sérieusement chauffer.
En jouant avec le reste d’une branche sur un tronc en décomposition, je me suis trouvé une bague en bois. Étrange campagne, il n'y a aucun bruit animal hormis les insectes.

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Déjà habitué à la solitude, je suis surpris de revoir du monde dans Saint-Agnan, d'abord quasi-vide à 15h, puis bondé à 17h. Bon resto et retrouvaille avec mes amis.

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Mardi. C'est surprenant que mon corps ne me dise pas qu'il a faim, après une collation raisonnable à 8h, suivie de 7-8 heures de marche et méditation.

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Hasard, je vois la stèle aux fusillés de Rousset-en-Vercors le jour anniversaire (77 ans). Dans le village, la beauté de la construction m'invite à faire un croquis.

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Sur cette itinérance, les hébergements sont à nouveau très différents. Ce soir, c’est vraiment un gîte qui a plusieurs dizaines d'années, dans son jus, dans une vieille bâtisse. Un couple habitué de longue date, un couple de profs Steiner de passage, un groupe de vététistes très joyeux... Et un bon gros monsieur à la cuisine, facilement un peu moqueur.

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J'ai écrit une pensée pour une amie. "Prendre conscience que ce n'est pas la fleur qui fait notre bonheur, mais l'instant de tranquillité qu'elle nous apporte." D’où cela m’est-il venu?

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Mercredi. La pluie de fin de nuit s'est arrêtée, chouette! Je repars serein dans la solitude de la forêt mouillée, puis sur un chemin de sous-bois propice aux fraises et quelques framboises.

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Le col de Chironne est très plat, peu spectaculaire, mais beau. La trace ne me fait pas redescendre, au contraire, je monte vers des falaises et une vue superbe à 360°. Je ne sais plus où regarder, je prends plein de photos.

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J'ai vu d'énormes champignons, agaric des jachères, de 35cm environ.

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À l'amorce de la descente, pause méditation, je me rends compte de l'exaltation causée par ce paysage. Je ne suis plus dans la tranquillité, mais l'excitation, la fébrilité, voire quelque chose de presque désagréable, tellement c'est fort. Peu après, j'aurai grand plaisir à retrouver la tranquillité. Cette tranquillité est déjà très forte à vivre. Ça m'a surpris de prendre ainsi conscience de l'intensité de mon vécu sur cette itinérance.

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OpenStreetMap a été impressionnant, jusqu'ici, pour les traces proposées. J'ai tout aimé. Mais là, il m'a surtout fait éviter le col du Rousset, fait monter au col puis aux rochers de Chironne, ce que je n'aurais pas osé envisager avec ma blessure. Et pourtant c'est si beau.

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Choc en arrivant à Chamaloc, la Provence presque, des voitures mais aucun lieu accueillant, l'hôtel est fermé, à 16h30, rien à boire ou à manger. Je ne vois que des touristes à vélo, en SUV, à moto. J'avais passé la journée seul, le contraste est violent. J'en viens à être content de savoir que ce mode de vie va disparaître. Cette rancœur ne me plaît pas, mais elle est là...

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L’étrange hôtel à 3 chambres, ancienne église, où je suis seul client, ouvre.

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A peine plus de monde au dîner (passable), mais bon accueil. De la terrasse, je vois et sens les camions emmenant le lavandin à la distillerie au bout du village, et diffusant de fortes effluves à leur passage.

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Jeudi. La journée commence par la visite guidée de la distillerie, intéressant.

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Puis, c'est de la marche dans ce paysage méditerranéen, moment sans trop de présence. Quelque chose du sud qui ne me plaît pas.

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Je médite 3 fois et ça va un peu mieux. Ça sent la fin de mon séjour, en arrivant à Die, mais aussi les retrouvailles avec mes amis.

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Fin: Visite très intéressante de Die, à essayer de dater les édifices, reconnaître les styles, comprendre les transformations de bâtiments anciens... Départ pour Saillans, pour s'essayer au canoë biplace, ce qui va beaucoup me plaire.

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Je repars seul en car, très content de cet étrange séjour en Vercors et de ce mélange de marche itinérante et méditation.

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Courbatures des fraises

Par CAPCAP - 28-07-2021 08:54:13 - 2 commentaires

Courbatures des fraises 

Sans le vouloir, sur les sentiers du Vercors, j'ai répondu à la question suivante, que je ne me posais pas:

Comment se motiver à faire des centaines de squats?

L'évidence s'est imposée à moi, en se baissant des centaines de fois pour cueillir des fraises des bois !!! 

J'ai dû en engloutir une livre chacun des deux premiers jours !

 

F

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Il y a 9 mois...

Par CAPCAP - 21-04-2021 21:35:55 - 3 commentaires

 

Il y a 9 mois... une gestation! Mon père entrait en maison de soins palliatifs.

Il y a 3 jours, j'ai retrouvé un sac en papier avec cette étiquette dessus. Le sac qui contenait ses dernières affaires, quand il est sorti dans sa boite en bois.

Je n'ai pas su pleurer à l'époque.

Revoir cette étiquette m'a fortement ému, j'étais au bord des larmes face à ce ridicule bout de papier, presque mesquin.

Dire qu'on l'avait attendu ce moment... Comme une délivrance. Surtout lui l'attendait, ce départ. Les soins palliatifs n'ont pas tout à fait été une réalité pour lui. Il restait une grande souffrance.

À quoi bon maintenir la vie? Pourquoi laisser le corps s'épuiser? Pourquoi condamner le mourant à se voir devenir un sac d'os?

La recherche de l'humilité va mieux aux vivants qu'aux mourants, non?


Papa était un peu sportif, au moins dans l'âme, mais son mal de dos l'a contrarié (opéré 3 fois)

Il aimait surtout la navigation. Est-ce un sport d'endurance? C'est un truc étrange, tout le monde s'agite frénétiquement pendant 3 minutes pour la manœuvre... puis plus rien... jusqu'au prochain virage. Au "paré à virer?" tout le monde dans les starting-blocs. Au "Virez" chacun se précipite à son action.

Moi j'ai toujours été plus rêveur, à préférer les activités douces et qui prennent leur temps. Pourtant, ce n'est qu'à 30 ans que je me mettrai à la CàP.

Mes parents avaient été très impressionnés quand j'ai fait mon 1er marathon, moi le moins sportif de tous les cousins.

Ce n'est que 3 ans après avoir retrouvé un peu de confiance, voire de fierté dans mon corps, que j'ai pu faire ma sortie du placard. Là aussi j'ai beaucoup surpris mes parents. Papa est parti en arrière, ça a été un coup pour lui. Bizarrement, maman s'est tout de suite inquiétée du fait que je puisse terminer ma vie seul. (sans doute n'avait-elle pas tort)

Quand j'ai fait mon 1er plus de 100 bornes (111km des Templiers) ils ont eu peur de cette épreuve de 20h, impensable pour eux. Pour la Réunion, ils commençaient à s'habituer et à me faire confiance. Ils ont compris que j'avais ça dans le sang, sans savoir d'où ça me venait.

Mais moi, quand on faisait de la croisière côtière, ce que j'aimais, c'était la dînette dans le voilier, le kouign-amann et courir sur les jetés et dans les rochers ;-)

J'aimais aussi "faire le point", comme papa.

Je n'aimais pas faire pipi au balcon arrière, accroché comme je pouvais au pataras (ou au balcon avant en cas de vent arrière)

J'ai l'impression d'avoir rongé mon frein pendant des heures, quand il faisait froid, que le vent nous arrosait de paquets de mer, quand la houle faisait rouler ou tanguer violemment cette coque de noix... Peut-être est-ce l'apprentissage d'une certaine endurance, qui me sera très utile plus tard?

Que d'heures passées à le réparer, à le bricoler, à le peindre, ce voilier. Avec maman, mais surtout avec papa. Moins avec mes frères. Assurément, il m'en a appris des choses en bricolage. Je devais avoir à peine plus de 10 ans quand j'ai utilisé pour la première fois la scie sauteuse (peut-être pour découper les équipets)

En mer ou à terre, Papa aimait aussi faire de la photo, et là je l'ai suivi avec plus d'enthousiasme.

Mais c'est avec l'architecture qu'il m'a le plus marqué, vu que j'ai suivi la même formation. D'ailleurs, j'ai comme lui complété mon cursus par l'école de Chaillot sur les monuments historiques. Et j'ai également fait une demi-carrière dans le privé et le reste dans le public, mauvaise idée pour la retraite... Mais il m'avait distillé un intérêt certain pour le Service Public.

Je pense que jusqu'au bout, il croyait en dieu.

Moi, je suis un indécrottable mécréant. Vouloir survivre à la vie me semble très étrange. La roue tourne...

On laisse la place.

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