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Jeune Kikou et le GPS

Par CAPCAP - 16-01-2019 20:14:09 - 4 commentaires

Ah! Jeune Kikou de passage,

Ne te méprends pas, en regardant le forum Matos,

Comme ce soir, par exemple:

Cet extrait te laisserait penser que tout bon traileur DOIT porter une montre-GPS,

Voire, qu'il est NECESSAIRE de se doter de cet objet pour arpenter les chemins,

Enfin, qu'il est INCONTOURNABLE de dépenser de 300 à 850€ pour habiller ton cher poignet...

 

Que nenni !

On peut encore suivre sobrement le balisage,

Suivre son temps sur une simple montre, oui, ce truc qui affiche l'heure!!!

D'ailleurs, je ne connais aucune course qui rende le GPS obligatoire, malgré les listes à la Prévert de matériel obligatoire.

 

Et pour ce qui est des itinérances, que j'affectionne tant, un simple smartphone suffit amplement à suivre ou rechercher sa route. Et même enregistrer sa trace

A 200€, on trouve un téléphone très suffisant pour installer Oruxmaps et les cartes Openstreetmap.

Et en plus ON PEUT TELEPHONER AVEC !!! (et éventuellement prendre des photos...)  :D

 

 

Bon, je ne sais pas trop pourquoi ce billet, ce soir...

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2018 s'achève… qu'en dire ?

Par CAPCAP - 30-12-2018 22:24:20 - 7 commentaires

 

2018 s'achève… qu'en dire ?

2018… je suis toujours trop égocentré. Mais ici c'est mon blog.

 

Une année marquée comme 2017 par la difficulté avec la CàP, avec un fort impact sur le moral. Je n'y reviens pas, je me suis assez étalé sur ce sujet dans mes billets précédents.

 

Une fin d'année chaotique, avec un très fort espoir, suivi d'un certain désespoir.

En effet, 15 ans après la dernière fois (et la première), je suis tombé amoureux!

Mais comme la dernière fois (et la première), je suis tombé bien bas, car l'autre n'a pas voulu…

 

De plus, je me sens très concerné par les questions environnementales. Mais je n'ai pas trouvé l'énergie de m'investir dans une ONG ou de prendre un emploi dans ce domaine.

Et malheureusement, être économe en énergie et peu émetteur de GES est peu sexy, voir plutôt repoussoir. Les homos ne seraient-ils pas plus que les homos, inintéressés par l'environnement? Être végétarien passe assez bien, mais renoncer à ses vacances lointaines passe mal.

 

Je sais que voir plus de monde me ferait du bien, mais ce n'est pas si simple. D'abord parce qu'une fatigue chronique m'éloigne des soirées.

 

Côté cardiologique, l'année a été rude pour mon père, une syncope non-objectivée, la pose d'un pacemaker, une péricardite très grave, le remplacement d'une valve… et 2 petites pertes visuelles non-objectivées, possiblement des mini-AVC.

Et pour moi, également porteur de la même maladie (prolapsus mitral) l'observation d'essoufflements plus nombreux et marqués. Lors de la dernière échocardio, j'ai cru que le cardiologue allait m'envoyer direct à l'opération… et puis non.

 

2019… et alors?

Dans 2 mois j'aurai 50 ans. Un demi-siècle. Presque les deux tiers de mon espérance de vie. Environ quatre cinquièmes (80%) de mon espérance de vie en bonne santé.

"En bonne santé"… voilà qui fait réfléchir. Plus de 3 décennies d'humeur dépressive et 9 ans sous antidépresseurs. Sachant qu'une dépression impacte la durée de vie de 7 à 11 ans1, qu'en est-il d'une humeur dépressive chronique?

De plus un homo vit moins longtemps qu'un hétéro, surtout en milieu hostile (ce qui n'est pas mon cas, mais je souffre d'une homophobie intériorisée)2

Bon, laissons là les nombres, ça ne dit rien de crédible pour "mon" cas.

 

En effet, comme le dit Alain Chamfort dans "Exister", ça fait bien longtemps que l'idée de me "désabonner" me passe périodiquement en tête. Mais le suicide arrive en moyenne à 55,7 ans chez les homos, ça "me laisse" un peu plus de 5 ans!

 

Si j'ose une statistique sans aucune valeur scientifique, la prochaine fois que je tomberai amoureux sera dans 15 ans. J'en aurais 65… je ne serais donc plus en bonne santé…

2019 ne devrait pas dépareiller des années d'avant, avec encore des nouvelles toujours pires de notre impact sur l'environnement. Je n'arrive pas à m'en foutre et me dire que je vis au mieux ce qui me reste à vivre.

 

Au printemps prochain, j'espère bien participer à une retraite de méditation. Je sens cette pratique comme très salutaire. Et en plus agréable.

 

Enfin, 2019 devrait voir mon temps de travail passer de temps plein à 4/5. Je devrais donc avoir 1 jour de repos de plus par semaine, me permettant d'être moins fatigué, de m'occuper de mon appartement délaissé, et de voir plus de monde avec plus d'activités, notamment culturelles.

 

Et pour revenir au sujet de Kikouroù, je vais sans doute faire le trail des Tranchées et un nouveau morceau du sentier côtier breton.

 

 

Ouf!

"M'écrire", ou "vous" écrire, m'a fait du bien.

A l'entraînement de ce matin, il y avait mon amour déçu, ça m'a piqué...

 

 

1http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/05/23/22381-maladies-mentales-affectent-lesperance-vie

2https://www.huffingtonpost.fr/2014/02/18/etre-homo-dans-un-milieu-homophobe_n_4807017.html

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- 31 %

Par CAPCAP - 14-12-2018 00:19:00 - 12 commentaires

-31%

C'est ma chutte de VMA.

En 19 ans de CàP et 5 clubs, j'en ai vu des gens revenir de blessure.

Mais je n'ai jamais vu quelqu'un avoir autant perdu en VMA.

Je me demande quoi en penser.

Visiblement mon médecin concidère que je vais bien, tant que ses quelques examens sont conformes à la norme.

C'est vrai que je mange, je bois, je dors, je travaille, je pisse, je chie, je pense (peut-être trop... peut-être mal)

Ca fait 3,5 mois que j'ai repris la course, après 6 mois consacrés à la marche athlétique (pour ne pas trop perdre) Et je ne reprends toujours pas de vitesse.

Quand j'ai parlé de mes essoufflements à mon cardiologue la semaine dernière, j'ai cru qu'il allait m'envoyer à l'opération du coeur dans les 15 jours... pour finalement me donner un rendez-vous de consultation dans 6 mois! Je n'aipas tout compris.

Oublier la piste? Je risque de ne plus courir qu'une fois par semaine. Voire de devenir sédentaire, ce qui n'est ni bon pour le moral, ni pour le physique (surtout à 50 ans)

 

Quand même, zut, presque 1/3 de VMA en moins, c'est beaucoup !

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Récit du 03 Décembre 2018 pour la course Trail de Senlis - 15 km

Voir le récit : Trail de Senlis (Genoux, cœur et torse), 2commentaire(s), 136 lectures

Peut-on rajeunir?

Par CAPCAP - 30-11-2018 07:22:04 - 6 commentaires

Il n'est pas ici question de rajeunir physiquement, ça je ne me fais pas trop d'illusions...
Non, rajeunir mentalement, mais avant la jeunesse sénile j'entends.
 
Ce matin, j'allais au travail, autant que possible en présence. J'aime bien cette période où le ciel est à peine plus clair que les rues.
 
En passant dans un square, comme tous les matins, je vois 3 merles, ils se font discrets d'habitude en hiver. J'aime à passer pas trop prêt, sans geste brusque, en sifflotant maladroitement, essayant de leur dire que je les respecte.
 
Pensant à ma lecture actuelle, "De l'Abandon" d'Eric Baret, j'essaie d'observer mes émotions. Et là je me dis que je ressens une joie simple à la vue de ces trois petites vies. Est-ce ça qu'on apprécie à voir un chien, un chat, voire un bébé, un jeune enfant? Une empathie devant la vie?
 
Du coup je me suis demandé ce qui nous empêche de ressentir cette même joie de vie en voyant des adultes, qu'est-ce qui nous empêche de sentir cette même empathie face à nos semblables? La peur de l'autre? La rivalité, l'hostilité potentielle, voire la perversité de certains humains?
 
Du coup j'ai essayé de regarder les passants dans la rue avec la même simplicité, comme de merveilleux êtres doués de vie, avec une vraie naïveté diront certains. Alors tout était différent, un visage asiatique, un visage un peu fatigué, un ado fermé, un parent attentif... Tous ces visages m'éclairaient.
 
Cela m'a fait penser à une vieille pub télé, où la caméra était placée à hauteur d'enfant et disait avec une petite voix "bonjour" aux gens dans la rue, qui répondaient bonjour avec un visage lumineux, puis la caméra montait un peu, la voix s'affirmait et les réponses étaient plus distantes, et enfin la caméra et la voix d'adulte ne recevait plus de réponse mais un détournement. L'empathie envers un enfant se transformait en méfiance envers un adulte.
 
Saurons-nous retrouver la naïveté enfantine?
 
Picasso disait "Quand j'étais enfant, je dessinais comme Raphaël mais il m'a fallu toute une vie pour apprendre à dessiner comme un enfant."
 
Alors l'espoir est permis!
.

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Arrêter la CàP ?

Par CAPCAP - 20-10-2018 21:21:54 - 12 commentaires

Arrêter la CàP ?


Je n'étais rien

A partir de l'adolescence et de la découverte de mon homosexualité que je n'ai pas acceptée, je me suis enfermé dans une coquille, protectrice mais étouffante.

Incapable de trouver ma place, notamment dans le sport où l'omniprésente compétition m'a fait fuir, j'avais trop l'impression d'être inférieur pour accepter de me comparer. Complexé.

 

Je suis devenu un sportif

A 30 ans, j'essaie la Course à Pied. Je découvre véritablement le sport, cette incroyable sensation d'être. D'être physiquement, par la douleur à l'effort comme par l'envol dû aux endorphines.

Mon corps réapproprié (approprié, j'ai envie de dire) je me sens prêt à faire face à une part occultée de moi, ma sexualité (ou plutôt mon asexualité) je rejoins un club de CàP LGBT, les Front Runners de Paris. Même si maladroitement, je découvre un peu l'amour et la sexualité, pour mon tiers de siècle. En parallèle, je découvre aussi le trail, je sens déjà tout ce qui m'y plaira, endurance, variété, paysages, ambiance, etc...

Je me rends compte que j'ai de bonnes capacités pour cette activité, je monte bien (dès qu'il faut marcher) je descends vite et avec agilité, j'ai une grande endurance, j'ai une assez bonne gestion de course.

Au sommet de mon émotion, non seulement j'arrive au bout de la Diagonale, mais en plus je m'offre une inespérée 215° place!!! Je n'avais jamais ressenti cette admiration autour de moi, j'avais d'ailleurs du mal à "avouer" ce beau succès, comme si c'était pêcher d'orgueil.

Mais le 170km n'est pas mon truc. Je m'initie alors à l'itinérance en CàP avec Marcher, Courir et Découvrir au Maroc, puis dans le Jura avec Courir et Découvrir, pour enfin me lancer seul sur le GR65. Je me suis rarement senti si bien que sur ces itinérances.

* En consacrant presque 100% de mon temps de loisir à la CàP, j'ai négligé mon intérieur, notamment j'ai à peu prêt arrêté de ranger. En presque 20 ans mon appart est devenu une horreur.*

 

Fissure du ménisque et cardiopathie

Ma maladie de la valve mitrale m'était connue depuis des années, mais non symptomatique.

Mais il y a 2 ans je ressens une petite douleur au genou droit. Au final, je sais qu'il n'y a rien à faire, mes ménisques sont fatigués. Et moi aussi, 14 mois sans courir, pour voir si ça passe, m'ont épuisés. Mon humeur dépressive est remontée.

C'est là que la cardiopathie s'invite à nouveau, je ressens des essoufflements inhabituels, dans ces mois où mon père se faisait suivre de très prêt pour finalement se faire opérer 2 fois du cœur.

Je sais qu'une composante psychologique non-négligeable exacerbe le ressenti de ma cardiopathie. Mais mon cardiologue m'annonce depuis des années que je devrai me faire opérer un jour.

Dans un précédent billet, j'ai évoqué cette régression physique inévitable en me questionnant sur la façon de m'y préparer.

Depuis que j'ai repris laborieusement la CàP il y a 6 mois, je sens bien que ça ne reviendra pas. En tout cas le plaisir ne revient pas...

 

Et après ?

Je me rends compte que j'ai complètement associé ma confiance en moi à ma pratique de la CàP. Ceci explique le regain notable de mon humeur dépressive.

Il faut dire que je n'ai pas su mettre autre chose que la CàP dans ma vie, hormis le travail. Pas de mari ni d'amant, pas d'enfant à voir grandir amoureusement, pas d'autre passion ou activité régulière.

Je sens le manque de sport, celui qui apporte bien-être et endorphines, pas ce footing minable entre deux essoufflements.

*Le temps de CàP "économisé" ne me permet pas pour autant de ranger, car je n'en n'ai pas la force morale.*

Je voudrais aussi travailler sur la dissociation de cette image positive de moi-même, de la CàP. Je dois appendre à vivre potentiellement sans CàP, sans que mon monde s'effondre.

Et il faudra sans doute que je trouve un autre sport d'endurance moins traumatisant pour les genoux et que je puisse pratiquer même avec un cœur fortement affaibli. Je sens que les candidats ne se bousculent pas!

 

*...* édit.

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Mes deux cœurs

Par CAPCAP - 29-08-2018 07:18:51 - 4 commentaires

Mes deux cœurs

 

L'un essoufflé à force de rétention

L'autre essoufflé à force de sollicitation

 

L'un crie silencieusement sa solitude

L'autre sollicite bruyamment du calme

 

L'un bât plus fort, pour compenser sa fuite

L'autre fuit dans le déni, pour ne pas se battre

 

L'un étouffe mes cris dans mes poumons

L'autre étouffe mes poumons humides

 

L'un redoute l'effusion de sentiments

L'autre redoute la rupture de ligament

 

L'un malade de mon homosexualité

L'autre malade de mon prolapsus mitral

 

Mes deux cœurs inséparables, à vie

Puissiez-vous battre de concert la vie, ma vie

 

Paris, 29 août 2018, 1h


Indulgence souhaitée, je n'ai jamais écrit de "poème"

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Olympus Tought TG-5

Par CAPCAP - 27-08-2018 21:14:43 - 3 commentaires

Toujours pas convaincu par la prise de photos au téléphone, j'ai choisi de renouveler mon APN baroudeur, d'un Pentax WG-3 à un Olympus Tought TG-5, plébiscité dans la presse web.

 

Surprise en le recevant, il sont presque identiques!

- même poids (250g tout de même)
- dimensions très très proches
Et surtout objectif aux mêmes caractéristiques:
- ouverture 1:2.0 à 1:4.9
- focales 4,5 à 18,0mm
- l'aspect de l'objectif est aussi identique

je me demande si Pentax n'est pas devenu ... Olympus !

 

Prise en main de l'Olympus Tought TG-5

En mode très basique, il est facile. Après ça se gâte. Il y a bien des fonctions que je n'ai jamais su trouver sans mode d'emploi, juste en cherchant.

Prise en main assez agréable, je n'ai jamais mis en marche la vidéo par erreur, comme sur le WG-3. Mais la molette de choix des modes tourne trop facilement, ça se veut un baroudeur, non?

J'ai réutilisé une ancienne dragonne, je trouve celle fournie trop grosse.

Le mode d'emploi papier, en 15 langues est bon à jeter, tellement il est succinct. Le mode d'emploi PDF disponible en ligne m'est apparu assez confus et il y a bien des fonctions que je n'ai pas trouvées... J'ai fini par faire une recherche du mot "RAW", il apparaît une douzaine de fois dans le fichier, mais je n'ai jamais compris comment l'activer. Du coup toutes mes photos sont enregistrées en JPEG, seul. Je ne pourrais pas tester le format brut cette fois.

En copie de mes habitudes avec le réflexe, j'ai utilisé le mode A (priorité diaphragme), mais j'ai presque toujours oublié de vérifier le réglage d'ouverture, ce n'est donc peut-être pas le meilleur réglage par défaut, j'y réfléchirai. Il faut dire que j'étais en montagne et j'ai pris la plupart des photos à la volée.

J'ai vraiment apprécié la facilité d'accès à la correction d'exposition manuelle.

Dommage qu'on ne puisse pas avoir en même temps les affichages de la correction d'exposition et le niveau (sur le WG-3, je me servait tout le temps du niveau)

La localisation GPS ne semble pas consommer beaucoup d'énergie, en mode économique. Mais il ne faut pas éteindre tout de suite l'APN, et lui laisser le temps de "faire le point", comme on dit en marine.

Je n'ai jamais trouvé de fonction HDR automatique et je n'ai pas trouvé comment activer le braketing. Du coup les expositions sont toutes basiques, avec parfois des ombres bouchées et des lumières brûlées...

Pour le Wi-Fi je l'ai renseigné à la main car je n'ai pas su flasher le code sur l'écran de l'APN. Il permet de visualiser et de transférer facilement les photos sur le téléphone. Cette nouveauté pour moi semble gadget, mais ça permet déjà d'envoyer une photo par MMS sans prendre spécialement des photos sur le téléphone.

Sur 5 jours, j'ai eu un plantage qui m'a obligé à retirer la batterie.

Il m'a semblé avoir tendance à surexposer, comme le WG-3. Par contre, il mémorise les réglages, ce qui permet de le mettre par défaut sur -0,3IL

Je je sais pas ce que je ferai de quelques gadget, température, altitude, pression atm. position (GPS) orientation (boussole) mais parfois l'offre créé la demande!

A suivre...

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Prise de conscience cardiaque !

Par CAPCAP - 09-07-2018 21:49:46 - 4 commentaires

Je m'étonne de ne pas y avoir vraiment pensé plus tôt.
Si on doit m'opérer de la valve mitrale quand mon taux de BNP passera au-dessus de 100, c'est que je serai bien affaibli.

 

Je n'avais pas encore pris conscience de cette période de diminution qui précédera l'opération que mon cardiologue dit inévitable.
Si je ne veux pas inutilement souffrir de cette perte de forme physique liée à la maladie de ma petite pompe, ne faut-il pas que je m'y prépare mentalement?

 

Devrais-je alors voir ma petite fissure du ménisque comme un bien??? En effet, elle m'a fait faire une pause, 14 mois sans courir, avec beaucoup moins de sport, me rabattant sur la marche. Et apprenant à accepter cette situation.

Car c'était volontaire de ma part, cet arrêt de la CàP avait pour but de voir si le ménisque voulait bien se ressouder. Volontaire et non subit. Ce problème du genou m'a fait sortir d'une certaine dépendance au sport, et m'a fait regarder en face (enfin je crois) mon rapport à l'activité physique.

 

Je suis vraiment à l'opposé du grand sportif qui se croit invincible et est brutalement arrêté par un infarctus. Moi je sais que ça va venir, doucement mais inéluctablement… Conscient de ça, je peux regarder monter la vague qui va me submerger, ou tenter de surfer le plus doucement possible, le plus loin possible et avec la meilleure humeur possible...

 

Mais puis-je me préparer à me voir diminuer? Est-il possible de se préparer à être de plus en plus essoufflé, jusqu'à ce qu'on déclenche l'intervention?

Comment ne pas laisser grandir la peur de l'affaiblissement, de ne plus prendre plaisir au sport parce que je verrai tous ses proches me doubler? Que mes jambes demanderont de l'oxygène pour en faire plus, mais ça ne viendra pas? Que je perdrai ce statut de sportif et l'image qu'il me donne de moi-même?

 

Je suis déjà très reconnaissant aux personnes qui m'ont fait découvrir la méditation, car je pressens cette pratique comme une piste pour supporter cette diminution, en adossant mon bien-être sur le présent, ce "bien-être animal" que j'ai un peu découvert en moi.

 

En attendant, c'est mon père qui va se faire opérer du cœur à l'automne, de ce même prolapsus héréditaire. Mais lui ça sera cage thoracique et cœur ouverts…

J'espère éviter ça en ne tardant pas trop. Cependant on n'anticipe pas une opération pareille, comme on pourrait le faire sur un ménisque par exemple.

 

Voici une raison de plus, s'il en fallait, de me mettre plus encore à la méditation!

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Par défaut...

Par CAPCAP - 22-05-2018 22:17:36 - 4 commentaires

Quel est cette étrange prédisposition?
D'où provient cette bascule entre deux états opposés? Quelle en est la cause?
Cet état nouveau saura-t-il durer? Est-ce passager? Ou est-ce un changement définitif?
Pas facile de répondre à ces questions…

Oui, une prédisposition au bonheur habite mon esprit depuis quelques temps.
Par défaut, une humeur apaisée est en moi.

Est-ce dû à une décennie de psychothérapie? Ou à la récente Gestalt thérapie?
Est-ce dû à l'évolution de mon travail?
Est-ce dû à l'âge?
Est-ce dû à la méditation?
Est-ce l'aboutissement d'un travail sur le renoncement?
Est-ce dû à l'observation des plantes et des animaux?
Est-ce dû à l'écoute d'Eric Baret?
Est-ce dû à ma fréquentation nouvelle du club de CàP les FrontRunners de Paris?
Déjà est-ce une réalité ou un mirage?
Au-delà de ces agréables semaines, cette prédisposition au bien-être est-elle un état par défaut durable? Pour longtemps? Toujours?

Qu'il est appréciable de se sentir bien par défaut !
C'est véritablement une nouvelle vie, après des décennies de prédisposition au mal-être. Oui, j'ai souffert pendant l'essentiel de ma vie du début de l'adolescence jusqu'ici, il y a quelques semaines... pas loin de 40 ans.
Se plaindre de cette humeur dépressive par défaut, cela n'aurait été possible qu'en ayant une conscience certaine de ce que peut être l'humeur par défaut des humains. Sur France Culture, j'ai entendu des éminences décrire la capacité des humains à s'appesantir sur leurs états moribonds passagers, alors que les études montrent que l'état de base humain est positif. C'est en découvrant cette bonne-humeur de base que je me rends compte de la réalité de mon mal-être pendant toutes ces années. Je n'ai pas dû assez m'en plaindre (à qui d'ailleurs???) D'ailleurs qu'aurait-on pu faire pour moi?

Quels changements ces derniers temps?
- Un certain détachement en moi, une sorte d'acceptation des choses telles qu'elles sont, comme l'évoque le méditant Eric Baret. Dans ses vidéos, il semble assez barré, pourtant ses propos ont souvent un bel écho en moi.
- La méditation m'a apporté au moins deux choses, d'une part la capacité au retour au calme pour ma tête embrouillée, et d'autre part une certaine présence à l'instant. Et il semble y avoir encore beaucoup à découvrir avec elle.
- Au travail, un bon coup de houle ne me déstabilise pas autant qu'avant, je reste assez calme. Il ne s'en suit plus une sidération. Mais maintenant une énergie me permet de faire en sorte de donner le coup de barre en vue de retrouver le cap.
- Est-ce qu'une forte réactions biochimique de mon corps pourrait être une défense face à cette petite souffrance trop longue?
- Cela pourrait-il être parallèle aux problèmes cardiaques récents et à répétition de mon père?
- Et si c'était dû à une soudaine recrudescence de naïveté dans ma tête? Non je ne crois pas. Je suis toujours assez pessimiste sur l'avenir. Seulement plus détaché. Non pas détaché de l'envie de faire ma petite part pour faire évoluer les choses. Mais détaché de la colère. Oui je crois que j'ai perdu beaucoup de colère intérieure. La plupart de mes proches ne connaissaient pas ma colère intérieure. Elle restait là, à l'intérieur, en boule, sous une apparence calme. Ma psy voulait qu'elle sorte, qu'elle s'exprime. Je crois qu'elle s'est dissoute. Ça me va bien.
- Cela pourrait-il être le début d'une certaine sagesse? Ça m'amuserait franchement ! Ce terme est si galvaudé et si peu à la mode ! Mais la mode fait partie des choses qui ne m’intéressent pas du tout. Je ne ressens pas le besoin d'exprimer quelque chose par mes vêtements (ma réussite, mon appartenance, une quelconque supériorité...)

Avec cette humeur favorable, je me sens enfin plus disponible pour les autres. Pas plus habile pour les aider, mais déjà un peu plus à l'écoute. L'empathie est très à la mode sur le papier des magazines. Mais comment se travaille l'empathie?

Tout n'est pas parfait pour autant.
Récemment j'étais en formation, et je me suis senti perturbé par une difficulté certaine à suivre, le fait que je sois plus âgé, m'est apparu assez évident. Les problèmes de mémoire sont plus nombreux. Mon médecin disait que c'était lié à l'humeur dépressive. Ce bien-être par défaut n'a rien arrangé à mes manques de mémoire. Parfois je n'arrive pas à finir une phrase car je n'ai pas mon mot et que je n'arrive pas à trouver d'autres formulations pour m'exprimer. Et souvent je ne me rappelle plus de ce que j'ai fait ou non dans mon travail.
Et si je suis apaisé, ça ne me fait pas faire plus de choses pour autant. Mon appart est dans un état proche de la catastrophe, feuilles de soins non envoyées à la sécu depuis 2 ans, absence de sauvegarde informatique, arrivée au mariage de mes meilleurs amis sans cadeau... Mais à défaut de faire tout ça, je prends mieux mon incapacité à faire. C'est comme ça, c'est tout. Je fais un peu quand même. Avec quelques problèmes. Aujourd'hui j'ai oublié mon rendez-vous de psy. Certains diront "acte manqué". J'en doute. J'ai aussi oublié d'appeler mon assurance pour dégâts des eaux.

Et après... ?
Pourquoi est-ce que je voudrais assumer cette vie folle, dans cette société complètement folle? Je fais ce que je peux. Voilà.
Il faudrait peut-être connaître un sens de la vie pour vouloir en faire plus. Je sais que des gens vivent très fort en aidant les autres, dans des ONG par exemple. Je ne m'en sens pas la force.
Je ne suis qu'un quidam, un peu seul, qui mène sa petite vie. Et qui a trouvé de l'apaisement. Ce qui ne m'empêche pas de me questionner sur la société et sur ma vie.
Si je devais me donner un objectif, ce serait de transformer ma timidité et mon manque de confiance en moi en une saine humilité. De l'extérieur, ça pourrait sembler similaire. Et pourtant, intérieurement la signification de mon comportement en serait tout autre.

Suis-je mégalo? Suis-je naïf? Suis-je sage? Je n'en sais rien. Mais je m'en fous, donc je suis.

Ce billet est destiné à ceux qui voudront bien le lire, mais plus particulièrement à ceux qui m'ont fait l'honneur d'un échange, d'un encouragement, d'un mot de réconfort suite à mes précédents billets.

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