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Retour du trottinage en itinérance… bretonne!

Par CAPCAP - 12-10-2017 21:15:06 - 9 commentaires

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Retour du trottinage en itinérance… bretonne!
Cette fois je pars de l’autre extrémité du GR34, au sud de Vannes. C’est un vrai tour complet du golf du Morbihan et de la presqu’île de Quiberon qui est au programme, 300km planifiés en 6jours. Ça sera déjà très bien avec ma petite fissure du ménisque qui me contraint à renoncer à la course au profit de la marche rapide…
Départ samedi pour Vannes et démarrage du GR34 le dimanche 10 septembre… A suivre!

 

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1er gîte, après un coup de TGV et quelques heures sympathiques en famille, et une pause au Passage (photo) Déjà une journée de beau temps entrecoupé de pluies, ça promet pour la semaine… On est loin de l’ambiance de la Vanoise, je suis seul dans ce gîte mis à part 2 belles chèvres! Saturday Night Fever…

 

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Premier café… Avec un morceau de far, ça change des biscuits industriels ;-)

 

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Départ avec un beau soleil, et ce n’est qu’en soirée qu’il y a eu un petit crachin, bien mieux que les prévisions :-)

 

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L’entrée du port du Crouesty (pas bien beau) après la côte assez sauvage, et avant Port Navalo bien plus beau.
De la fatigue après déjà 6h de chemin. Mais passer l’entrée du golfe et retrouver le Morbihan, après un petit déca à port Navalo, m’a redonné l’énergie de faire quelques méandres avant de rentrer dans les terres dormir dans un ESAT.

 

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Le Moulin Vert, un ESAT où j’ai été bien reçu, je dormais au dessus de l’entrée du\"château\" :-)

 

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Marée haute le matin, odeurs iodées alternant avec celles des jardins. À droite un passage assez typique du chemin côté golfe au nord de la presqu’île.

 

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Parfois le chemin est très étroit à marée haute!

 

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Exemple du bord du golfe et de ses zones humides. Des aménagements permettent de passer les zones marécageuses, beaucoup moins équipé le fond du golfe…

 

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Un petit passage de 200m obligeant à un “détour” d’une vingtaine de kilomètres! Mais le Golfe, c’est pour ça qu’on l’aime ;-)
Le vent abondant du jour avec pas mal de soleil m’ont un peu déshydraté, mais très belle journée B-)

 

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Aujourd’hui a eu un petit air de campagne, avec d’agréables passages en forêt, entre des pâtures avec parfois une belle vue un peu lointaine sur un bras du golfe.
À cause du genou, j’ai quitté le mode marche libre pour la nordique, moins rapide mais plus douce. Toutefois je suis arrivé à bonne heure à Vannes.

 

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L’arrivée à Vannes est étonnamment progressive, sans à-coup on passe de la campagne à vaches au port de Vannes et sa place de la porte St Vincent avec ses cafés très prisés.
C’est très étrange de voir au loin les endroits où on est passé le matin, la veille, voire avant, comme ici avec toutes les circonvolutions du Golfe, les tours et détours qu’il faut faire.

 

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On ne voit pas le crachin, mais il est là.
On ne sent pas le vent mais il va bien souffler.
Mais on voit bien que le soleil n’est pas de la partie aujourd’hui…

 

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Imaginez à gauche un bois de pins (un peu sombre) on pourrait croire un paysage de l’Estérel!
Et au tournant d’une pointe, on se retrouve dans une prairie normande au bord de l’eau… Les changements sont impressionnants!
Crachin pendant une paire d’heures… Et vent violent presque toute la journée, ce fut vivifiant!
Et les 48km du jour répètent le rythme des jours passés.

 

Après une nuit de mauvais sommeil, j’ai décidé d’écourter. Une belle matinée entre fonds d’étiers et campagne, mais un peu trop terrestre après…
Et voyant mon hôtel à Crach, j’ai cru que j’allais craquer… Alors j’ai poussé jusqu’à la Trinité, revoir la mer m’a revigoré
Pas de photo ce soir pour cause de réseau…

 

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Voilà un petit complément photo pour jeudi
Le vieux pont du Bono
L’arrivée à La Trinité sur Mer

 

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Et vendredi, départ de La Trinité pour une dernière journée
Côte Est de Quiberon, calme, sable et odeur de dunes
Puis côte Ouest, petit port et lumière annonçant un grain…
La côte sauvage et à l’horizon Belle-Ile
Et enfin l’arrivée à Quiberon Port Maria, fin d’un très beau périple, que je fête avec une pinte de cidre breton!

 

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Hé bien voila, ce très beau parcours est terminé et je me retrouve en ville pour travailler demain, mais avec plein de belles images en tête…

Heure du bilan: 544 photos en 6 jours ! (et 274km)

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Un an ... et encore combien de temps?

Par CAPCAP - 04-10-2017 22:10:22 - 3 commentaires

Un an déjà!

Il y a un an je participais à Gapen'cimes, course où je soupçonne avoir abîmé mon genou.

Dix mois que le problème s'est exprimé par une petite douleur. Suivi de six mois de mauvais traitements, enfin inadaptés, puisqu'on a pris pour une tendinite une petite fissure du ménisque.

 

Un printemps un peu déprimé (petite augmentation des antidépresseurs), un été beaucoup plus joyeux, initiée par l'IRM. En effet, savoir ce qui arrive à mon petit genou m'a fait du bien! Et puis mon médecin du sport m'a autorisé la marche sous toutes ses formes, y compris sur ultra-trail.

 

C'est donc plein d'entrain que je me suis élancé, sans aucun entraînement, sur les 120km et 6500mD+ de l'Occitane. J'ai juste eu 6 semaines pour apprendre à marcher! Suffisant sans doute puisque j'ai pu y prendre un grand plaisir.

 

Une confiance retrouvée m'a conduit à participer à notre petite itinérance annuelle, dans la Vanoise cette année. J'adore partir courir (ou marcher vite...) avec des amis sur quelques jours. J'ai bien peu ressenti mon genou, mais un soupçon tout de même.

 

Sur les deux mois qui ont suivi, j'ai fait quelques essais de CàP, sur recommandation de mon médecin, très progressivement, mais sans réussite.

 

C'est donc toujours en mode marche que j'ai repris le GR34, le sentier côtier breton, mais par l'autre bout cette fois, en partant du sud de Vannes pour faire un grand tour du golf du Morbihan. Mais seul, car j'adore aussi courir (ou marcher vite...) seul. Deux jours à un bon rythme, petite sensation au genou… je poursuis plus doucement et vais jusqu'au sud de Quiberon. Grand plaisir, c'était très beau!

 

Mais je m'interroge sur cette apparente acceptation de ne plus courir.

Je sens un pincement quand je vois un bon coureur, quand mes amis finissent le GRP, quand je me retrouve à la traîne loin derrière mes amis coureurs...

 

En tout cas, même si je vais beaucoup mieux, que ça se voit clairement dans ma gestion du travail, je n'envisage pas l'arrêt des antidépresseurs tant que je n'aurai pas pu reprendre une activité sportive un peu intense.

Je vois aussi que je vais mieux au fait que je pense plus aux autres, que je discute plus facilement, plus ouvertement, de façon moins cassante et plus fluide, plus à l'écoute de l'autre. Si je dis "plus ceci", ça ne veut pas dire que je me lance des fleurs, c'est loin de la perfection, mais c'est mieux, quoi.

 

J'ai sans doute un peu peur de ne plus pouvoir courir, la CàP a été une découverte si fondamentale pour moi, elle correspond au rebond salvateur, dans une vie qui était étouffée, bloquée, coincée. A 30 ans, elle m'a fait renaître, d'abord en découvrant la force du sport, puis en me menant chez les FrontRunners de Paris, autre bascule fondamentale de ma vie.

C'est sans doute pour ça que j'ai si peur de me blesser sérieusement et que je n'ose pas courir sur cette blessure.

 

Du coup ça me pèse de revoir un médecin pour faire un nouveau point. J'ai l'impression qu'ils n'ont rien à me dire de clair et précis. Attendre que ça passe avec ou sans eux, est-ce que ça change?

 

Et puis cet arrêt de la CàP m'interroge sur mon club, est-ce que ça vaut le coup de me réinscrire dans mon club d'athlé si je ne coure pas, mais marche seul dans mon coin?

Est-ce que ça vaut le coup que je refasse des semelles orthopédiques si ce n'est pas pour courir?

 

Autre ressenti, la lourdeur du ventre. Il me semble que la CàP activait ma digestion. Je me sens souvent un peu ballonné et parfois j'ai un mal de ventre piquant.

 

Cet arrêt aura peut-être un intérêt: me détourner un peu de la CàP. Car ces dernières années, l'essentiel de mes loisirs tournaient autour d'une course ou d'une itinérance, seul ou à plusieurs. J'étais devenu monomaniaque je crois. Bigoréxique un peu?

 

Pourtant une autre pratique est venue enrichir ma vie, peut-être verrai-je ça plus tard comme une troisième découverte fondamentale, qui sait? Je suis entré dans une association philosophique, avec grand plaisir.

Mais le sport… ?

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Récit du 26 Juin 2017 pour la course Grand Raid 666

Voir le récit : 6666 en 2017, une 1ère pour moi en marche rapide!, 7Photo(s), 3commentaire(s), 367 lectures

Renoncer... encore

Par CAPCAP - 19-06-2017 20:52:45 - 17 commentaires

Renoncer... Décidément, cette question ne me quitte pas. Pourtant je vais beaucoup mieux depuis 2-3 mois, ce n'est donc pas le mal-être qui me conduit à nouveau à cette réflexion. Je pense même que renoncer est une voie vers un peu de bien-être.

Wiktionary: 1. Quitter, abandonner la possession, le désir de quelque chose, l’attachement à quelque chose. - 2. (Religion) Se dépouiller de tout amour-propre. - "Renoncer à soi-même, ce n'est pas se détruire, c'est donner et se donner" - Michel Quoist

Quand je vois des enfants se chamailler pour un objet, se mesurer, se comparer, j'ai envie de leur dire "Dépêchez-vous d'oublier ce comportement! Ce qui importe n'est pas d'en avoir une plus grosse que le voisin, ce n'est pas d'avoir! Ce qui compte c'est de se donner les moyens d'être, d'être soi, et d'être bien avec l'environnement, avec  les autres" RENONCEZ! renoncez à copier les travers des adultes malades! (les malades, c'est à dire presque tout le monde, non?) Naïveté rousseauiste? Sans doute un peu... J'assume.

"Le Pèlerinage aux Sources" de Lanza Del Vasto m'a sans doute plus marqué que je ne croyais. Même si je ne m'imagine pas une seconde tout abandonner comme lui. Mais le fantasme est là probablement. Juste vivre, être, dans le présent, parmi les plantes, les montagnes, sous le soleil ou sous la pluie, dans la nuit... Finalement est-ce après ça que je coure mes ultra-trails? Est-ce ce que j'aime quand je pars seul 8 jours sur les chemins?

J'ai déjà un peu renoncé à plusieurs choses dans ma vie. 
J'ai renoncé, contraint-forcé, à améliorer mon temps sur marathon. J'ai renoncé à faire chaque année plus de kilomètres, faute d'éviter les blessures. J'ai renoncé à une bonne place dans les course, pour cause de passage forcé à la marche au lieu de la CàP. Mais après avoir renoncé à tout ça, je crois trottiner un peu plus pour le simple plaisir de trottiner.
J'ai sans doute un peu renoncé à me différencier. Oui, je suis un humain sur quelques milliards. Et alors, je peux vivre ma vie sans me croire différent. Oui, je suis une poussière animée, consciente d'être. Consciente de n'être presque rien. Et beaucoup à la fois, un petit point singulier dans une évolution de quelques 14,5 milliards d'années.
Renoncer à la mode je ne peux pas car je n'ai jamais été à la mode. Mais franchement quand je vois les pantalons collants (comme c'est désagréable) et les jeans déchirés d'avance (quelle absurdité environnementale) je me demande pourquoi plus de gens ne renoncent pas à la mode. 
Je crois que j'ai renoncer à me morfondre de ma solitude. Accepter d'être seul si la compagnie ne vient pas est tellement plus apaisant. Cependant se rendre prêt à accueillir la compagnie si elle vient.
Mais au-delà de ces renoncements, il me reste quelque chose, un atrait, une aspiration aux choses, car sinon je me contenterais de méditer là, sans courir, ni regarder les hommes. 

Ne pas renoncer à s'exprimer, mais renoncer au dernier mot.
Mais surtout ne jamais renoncer à défendre des idées humanistes.

Enfin, j'espère bien que quand je sentirai le moment venu, la société acceptera que je renonce à la vie.

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Renoncer, est-ce se libérer?

Par CAPCAP - 22-03-2017 21:00:50 - 7 commentaires

- Le renoncement ou l'acceptation, deux façons d'exprimer notre relation à l'être et à l'avoir. Il n'y a pas forcément de négatif ou de positif dans l'un ou l'autre. À la limite, l'acceptation pourrait se produire par dépit, et le renoncement pourrait être une démarche volontaire et positive.
- Renoncer était un des apprentissages de Lanza Del Vasto dans "Pèlerinage aux Sources", mais je n'ai assurément pas l'ambition d'aller aussi loin dans le renoncement. Notamment car je ne crois ni en un dieu, ni en un au-delà. Lui cherchait par là une liberté vis-à-vis de sa condition humaine, dans le rapprochement avec dieu.
- Renoncer pour être libre de l'addiction et que chaque kilomètre ne soit pas une évidence, un dû, mais un plaisir, un cadeau... Est-ce possible?
- Renoncer à ce que la CàP soit un pivot de ma vie, mais aussi une obsession? En faire un "plus", voire un instrument de liberté? Ça implique de trouver autre chose d'assez fort pour compenser cet énorme vide.
- Renoncer à faire toujours plus de km chaque année, ça j'y ai renoncé il y a deux ans, il a bien fallu avec les petites blessures de l'année. C'est peut-être accepter son humanitude, la limite du corps à faire plus de 3000km par an. C'est peut-être aussi éviter des blessures plus graves, déchirure musculaire, fracture de fatigue... Je me sens effectivement libéré de cette injonction que je me suis faite à moi-même de "toujours plus"
- Renoncer à mon raid breton, c'est le défi du moment, ça me paraît plus dur que de courir 270km sur 6 jours (2016) Sans doute j'en serais que plus libre dans ma tête lors de mes quelques jours chez mes amis, où je me suis arrêté en 2016, et d'où je ne partirai donc pas cette année.
- Renoncer, est-ce suivre les étapes d'un deuil? (toutes proportions gardées, bien sûr) Déni, Colère, Marchandage, Dépression, Acceptation?
- Renoncer à connaître l'Amour? Ce n'est sans doute pas "raisonnable", tout en étant "raisonnable"... selon le point de vue. Question impossible.
- Renoncer à évoluer vers un métier plus intéressant mais nécessitant une prise de risque? Notamment quand on a déjà été bien secoué par une expérience libérale. Et accepter ma place actuelle, petite mais sans doute "acceptable" bien que souvent ressentie comme épuisante.
- Je vois bien que mes périodes d'acceptation de ne pas avoir (pas de renoncement) ci ou ça (amour, travail épanouissant...) me permettent d'aller bien mieux, de sentir de la joie à être, simplement. Et étrangement, ça ressemble à de la liberté.
- Accepter cet arrière-goût amer, souvent même quand j'ai de la joie? Non, de ça je veux guérir.

Bon, je n'apporte pas de conclusion à ce billet, désolé. Je renonce à toute forme imposée.

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2 x 2 x 2 x 2 x 3 . . .

Par CAPCAP - 06-03-2017 22:00:44 - 8 commentaires

2x2x2x2x3 ans. Voilà un drôle d'âge... Peut-être qu'une année au nombre très factorisable sera bien différente de la précédente au nombre premier? La prochaine sera un carré, le carré d'un chiffre symbolique, le 7... Mais la numérologie et moi ça fait deux.Clin d'œil

Bon, je me suis laissé allé, dans mon dernier post.
Ce 2ème billet d'humeur (sombre) n'avait pas le même "goût" que le 1er. Il avait perdu de la spontanéité de ce dernier, ce besoin brut d'écrire, pour soi d'abord sans bien savoir ce qu'on en attend, un cri dans la nuit.
Ce 2ème billet noir était en partie guidé par l'ego, un appel à ces commentaires, à ces témoignages de compassion, à cette attention portée à ma petite personne. Un bon côté de moi l'a bien reçu, comme une offrande. Mais mon ego aussi l'a perçu, comme un vil moyen de satisfaction.

Merci beaucoup pour vos attentions, quoi qu'il en soit, elles font chaud au cœur.
Je tiens aussi à vous dire que, malgré les apparences, je vais globalement mieux! Mais c'est étrange cette sensation d'être toujours un enfant face aux adultes, à presque 50 piges. Trouverais-je un jour la force d'être adulte, et de me comporter comme tel vis-à-vis des autres?

Hé oui, en simplifiant, disons qu'il y a eu plusieurs périodes dans ma vie:
- une descente pendant l'adolescence où je me suis renfermé,
- un fond plat où j'ai vécu dans ma coquille, sans vouloir voir,
- une période chaotique faite d'ouverture des yeux, de crises, mais au final d'une lente remontée,
- aujourd'hui je me considère en convalescence, c'est positif, mais c'est long… j'ai bientôt 50 ans!

Comme l'évoquent vos commentaires à mon précédent billet, des évolutions sont là, des petits bonheurs du quotidien, comme écouter les oiseaux, voir les plantes bourgeonner, sentir le vent et la pluie ou le soleil sur ma figure...
J'ai plaisir à me nourrir sainement, à acheter des produits bios, à cuisiner simplement mais bon, à être en accord avec mes convictions environnementales, notamment en ne mangeant presque plus de viande.

Depuis une dizaine d'années, je fais de la sophrologie, quelques mois avec un guide puis seul, mais dans les périodes les plus dures, je n'arrivais pas à commencer mes séances, je ne pouvais pas décrocher de ce stress, les exercices de relaxation n'y suffisaient pas.

Japhy tu disais "où sont tes amis"? Cette question pointait pile. J'ai comme peur des autres. Et j'ai souvent peur de déranger. Au moins, ici, me lit qui veut!
Une étape me semble importante, il y a deux ans j'ai rejoint une association philosophique, et bien des gens attachants.

Mais le boulot, la CàP, la philo… ça n'est pas simple de gérer tout ça! J'ai besoin de garder du temps pour me reposer, c'est ça aussi la convalescence.

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Récit du 04 Mars 2017 pour la course La Course de la Saint Valentin - 10 km

Voir le récit : Un beau retour au Buttes Chaumont !, 199 lectures

Faut que j'trouve quelque chose!

Par CAPCAP - 23-02-2017 22:47:25 - 9 commentaires

Faut que j'trouve quelque chose!
Voila ce que je me disais tout à l'heure en rentrant chez moi depuis le stade où encore une fois je n'ai pas fait la séance, mais un piteux footing, à cause de ce mollet.
J'ai l'impression de n'être plus rien quand je ne peux pas courir. Il faut dire que je n'ai guère que ça dans la vie. Je ne vis pas avec quelqu'un, je n'ai pas d'enfant, c'est toujours vide quand je rentre chez moi. Mon boulot ne m'apporte pas de vraie satisfaction, j'ai beau être architecte, je peine à des conneries de petits travaux d'entretien, un problème de fuite par là, un peu de peinture là, un réseau qui déborde ici... Et quand on me confie un petit projet à étudier, je n'ai pas le temps nécessaire à y consacrer...
Ce soir j'ai quand même pu faire un footing, je devrais être heureux. Mais quand je me tords légèrement le pied, c'est le ventre qui se tord! Je sens une peur viscérale de me blesser et de ne pas pouvoir bientôt reprendre normalement la CàP.
J'ai l'impression d'être bien plus bigoréxique que je ne le croyais.
Et je déteste cette impression d'avoir été nul devant mon médecin (de ne pas avoir su jouer mon Calimero - c'est plus facile derrière un pseudo), ou de m'être fait roulé par lui, je ne sais pas. Faut dire qu'il sait se faire payer bien au dessus du tarif sécu, sans donner facilement d'ordonnance pour autant. En tout cas je suis maintenant persuadé que je n'ai pas une tendinite, et je n'ai aucune idée sur le fait que le glaçage et les étirements servent à quelque chose.
Je vois avec désespoir mon programme de printemps approché, alors que je ne m'entraine pas. Que vais-je faire si je ne peux pas faire mon raid?
Moi qui suis déjà sous antidépresseurs depuis 7 ans, cette addiction à la CàP me pose bien un problème quand le corps dit non.
Et j'en ai marre de m'inquiéter pour mon cœur (non, pas celui des sentiments, celui-là il est proche du calme plat) mon prolapsus mitral me fait m'inquiéter pour tout ce qui le touche, extrasystoles, battements bruyants, essoufflements soudains... Et je me prends toujours un coup de stress à l'approche du rendez-vous de cardiologie.
Et vivant seul, j'ai la trouille de l'alcool non maîtrisé, sans le regard de "l'autre". Mais arrivé un moment, quelle importance?...
Si demain matin ça va comme ce soir je sens que je vais compléter l'antidépresseur par un anxiolytique. Comme ça j'affirmerai que la France est un des pays où on consomme le plus de ces produits...
J'aimerais connaitre un jour l'Amour avant de mourir. Si vous avez des enfants homos, j'espère qu'ils se sentiront beaucoup mieux que moi dans cette société...


Donc:
Faut que j'trouve quelque chose!
L'amour serait le mieux, mais ...
Une autre passion, avec laquelle partager celle de la CàP, ça serait bien...
Apprendre la musique? Distribuer des repas? Donner des cours? ...
Bon, je suis à nouveau brouillon et très Calimero...
Demain je reprends un RDV médical, pour essayer de faire face un peu sérieusement, guérire, courir et alimenter ma bigoréxie...

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De la chiralité

Par CAPCAP - 01-02-2017 20:38:09 - 4 commentaires

Elles étaient indifférenciées, les voila dextrogyre ou lévogyre! Voire sinistrogyre, c'est selon!
Mais n'allez pas croire pour autant qu'elle sont sinistres, non. Au contraire, elles portent de plus en plus de couleurs!
Jusqu'alors, la symétrie était de mise pour elles. Du coup elles pouvaient atterrir à droite ou à gauche de façon aléatoire.
Seule la vieillesse et l'usure pouvait les différencier, translucides ici, percées là... 
Franchement, sentez-vous un meilleur confort depuis cette différenciation? Avez-vous souffert sur une course de les avoir interverties un jour d'inattention?
À mon avis, cette latéralisation, c'est un coup de pub, un moyen d'être différent de la base, voire d'augmenter les prix, non?
Les avez-vous au moins reconnues?
Ces inséparables choses, allant toujours par paire, indispensables à tout coureur, maintenant "de droite" ou "de gauche", ce sont vos nouvelles chaussettes de CàP!

Bref, en période de campagne électorale, je me demande s'il est bien utile d'être de droite ou de gauche pour une chaussette???

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Les gens qui doutent

Par CAPCAP - 21-12-2016 15:38:19 - 6 commentaires

Puisque j'en suis à m'exprimer par chansons interposées, je vous propose celle qui sans nul doute m'a le plus touchée.

Je ne voudrais pas causer de tord à Kikouroù quant aux droits d'auteurs, alors je ne mets ici qu'un extrait des paroles d'Annes Sylvestre pour "Les gens qui doutent", 1977

 

J'aime Les Gens Qui Doutent
Les gens qui trop écoutent
Leur coeur se balancer
J'aime les gens qui disent
Et qui se contredisent
Et sans se dénoncer

J'aime les gens qui tremblent
Que parfois ils ne semblent
Capables de juger
J'aime les gens qui passent
Moitié dans leurs godasses
Et moitié à côté

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

...

La suite se trouve par exemple ICI

 

Chantée en direct dans "Numéro Un" sur Antenne 2

http://www.ina.fr/video/I07113478

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