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Billet d’humeur

Par CAPCAP - 07-11-2021 16:19:38 - 6 commentaires

Billet d’humeur

 

Pas facile d’écrire après les billets précédents.

Pas facile de ne pas passer pour un égoïste.

De toute façon, comment ne pas être égoïste, égocentré, quand on est déprimé?

 

J’ai été sidéré par cet article du Monde* qui relate une enquête montrant que 39% des Français sont en dépression ou en état d’anxiété importante. La réponse du gouvernement pourrait être saluée, vu le peu de chose qu’on fait pour la santé mentale en France depuis toujours. Seulement le budget alloué est de 4€ par an et par Français en besoin. Mieux vaut ne rien faire. Enfin si, l’embauche annoncée de 800 personnes dans les CMP ne fera pas de mal… je ne sais pas si vous êtes déjà entré dans un centre médico-psychologique, mais c’est glauque. Et il faut des mois pour avoir droit à une consultation.

 

Je suis fatigué de ce monde qui essaie de dire des choses sympathiques quand ça ne va pas fort. Tout le monde n’a pas la capacité à utiliser l’humour pour passer son message, surtout quand on a passé les 3/4 de sa vie avec une humeur dépressive. Et voir qu’après 20 ans de psychothérapies (avec 3 personnes successives) rien ne change ou si peu. J’ai toujours peur des gens, surtout des hommes.

Alors, avec peur et sans humour, c’est mal parti pour se faire des amis.

Et puis les gens sont si "occupés" dans ce monde de fou, qu’il vous oublie vite, si vous n’êtes pas quelqu’un de brillant, d’amusant. Comment leur en vouloir?

Enfin, contrairement à des maladies du corps, les maladies de la tête se soignent très très mal. On en est encore à l’époque de Molière et des saignées. On fait parler… dès fois que, sur un malentendu, ça fasse un peu de bien.

A l’inverse des autres billets, ici, on pense régulièrement à la mort (pas forcément au suicide) Une délivrance. Sortir de cette glue. La vie est longue...

 

Il y a bien eu cette parenthèse où la course à pied m’a beaucoup aidé. Mais sans changer le fond. Maintenant je vieillis, je suis souvent arrêté pour blessure. Quand je cours, je m’essouffle, mais ne goûte pas souvent aux endorphines. Il me reste le plaisir de rando-course seul dans la nature. Seul et sans chrono. Et surtout sans dossard, sans me comparer. Juste seul dans le vent, sous le soleil, fouetté par la pluie. Sans réfléchir. Juste bêtement mettre un pied devant l’autre. Si possible là où les humains n’ont pas fait trop de conneries, et ça devient très rare en France.

 

Je ne comprends pas pourquoi on veut normaliser l’homosexualité. Ce n’est pas parce que ça pourrait être une erreur de la nature qu’on n’aurait pas le droit de vivre avec des droits et sans peur de la réaction des autres. Ce n’est pas parce que ce serait une chose dans l’ordre naturel, que ce serait une chose facile à vivre.

Non, quand je vois mes collègues de CàP gays, pour moi ils sont nombreux à être malades. Globalement plus malades que les hétéros. Une légèreté excessive, une instabilité fréquente, un égocentrisme exacerbé...

 

Je me suis questionné depuis un moment sur le comportement des hommes vis-a-vis de l’environnement. Comportement pire que celui des femmes me semble-t-il. Sébastien Bohler y répond en partie.**

Nous sommes donc des animaux pris par les injonctions contradictoires de notre striatum et de notre cortex cingulaire antérieur.

Inachevés, nous sommes voués à détruire notre société en détruisant notre milieu. Le rapport Meadows a 49 ans. Qu’avons-nous fait de notre connaissance? Rien. On continue à préférer les shoots de dopamine à la construction d’un éventuel sens à notre vie. Et comme je suis un humain, je viendrai voir si des gens sont venu lire mon billet…

Dans cent mille ans, peut-être que des hommes auront muté et géreront ce conflit mieux que nous. Là je spécule…

 

Bon, égoïstement, vivement que je puisse courir plus et retrouver un peu d’endorphines!

Et demain je reprends le travail que j’ai la chance d’avoir, architecte d’une mairie, à peu près la seule chose qui structure ma vie. (même si je suis toujours à la limite du surmenage)

Et gros bisous aux 39% des Français qui sont en souffrance.

 

* https://www.lemonde.fr/sante/article/2021/09/30/ce-que-l-on-sait-du-remboursement-des-consultations-de-psychologie-annonce-par-emmanuel-macron_6096639_1651302.html

** https://www.youtube.com/watch?v=VHXrDxBtkV0

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Vercors 2021 - marche - méditation

Par CAPCAP - 16-08-2021 19:58:51 - 2 commentaires

Vercors 2021

Itinérance en marche et méditation
  
Drôles de vacances. J’aurais dû courir avec mes amis sur les crêtes du Vercors, comme les années passées. Mais une aponévrosite plantaire me restreint à la marche… dans la vallée. Je vais croiser mes amis sur 3 des 6 hébergements, je serai seul les 5 journées et 3 nuitées.
Mais loin de me rebuter, cette option, je l’enrichis de l’idée de méditer, faire un mélange entre itinérance à la marche et retraite de méditation. C’est donc très motivé que je pars pour Grenoble.

Samedi, TGV en retard, plus de car pour monter à Engins. O nous trouve un taxi futuriste, Tesla X à 7 places, aux portes qui se lèvent comme dans les films! Le 1er gîte est superbe, tout neuf, trop chic!

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Dimanche. Nous prenons tous le car, eux pour Lans, moi jusqu’à Villard. Le regret de ne pouvoir les suivre est très vague. À mon tour de démarrer, je me retrouve seul sur les chemins et très vite l’envie me vient de me poser pour méditer, en observant les zafus (coussin de méditation) naturels qui s’offrent à moi. Je suis libre. Libre de marcher autant que je veux, de m’arrêter quand je veux, de méditer le temps que je veux, autant de fois que je le veux. En cela, c’est très différent d’une retraite cadrée.

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Ce que j'ai compris de la méditation, c’est observer ses pensées, les accepter et les voir mourir, c’est aussi observer ses sensations, ses réactions, en prendre conscience avec bienveillance.
Mais je trouve que je passe un temps fou à m'observer. Ne suis-je pas trop égocentrique? Enfin, c'est un peu le principe de la méditation.

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Aujourd’hui je n'ai pas déjeuné, certes je n'ai pas fait un gros effort et j'ai pris un gros petit dej', mais est-ce intéressant? En tout cas, c’est passé tout seul. Je précise que je ne tiens pas à maigrir, juste maintenir mon poids sans courir.

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L'essentiel de la journée, j'ai fait mes exercices du pied en marchant sur l'avant-pied et contractant la plante. On verra si ça soigne mon aponévrose…

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Arrivé tôt, sans douleur, je m’offre, en plus des 12km prévus, 4km vers Herboullis. Et la visite du Pot du Loup, une grotte verticale d'une douzaine de mètres, dont le fond est accessible par un goulet horizontal. J’y suis allé, seul, à la lumière du téléphone, sans fil d'Ariane. Aurais-je perdu ma claustrophobie?

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Le soir, c’est drôle de se retrouver seul au Roybon, alors que j'ai un souvenir bondé de ce lieu, connu par le ski de fond. J'ai une douzaine de lits pour moi seul dans le dortoir.

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Superbe 1ère journée entre marche et méditation. Et agrémentée d’une orgie de fraises des bois.

Lundi. Faire des squats en ramassant des fraises des bois, je ne l’aurais jamais cru! Pourtant les cuisses commencent à sérieusement chauffer.
En jouant avec le reste d’une branche sur un tronc en décomposition, je me suis trouvé une bague en bois. Étrange campagne, il n'y a aucun bruit animal hormis les insectes.

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Déjà habitué à la solitude, je suis surpris de revoir du monde dans Saint-Agnan, d'abord quasi-vide à 15h, puis bondé à 17h. Bon resto et retrouvaille avec mes amis.

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Mardi. C'est surprenant que mon corps ne me dise pas qu'il a faim, après une collation raisonnable à 8h, suivie de 7-8 heures de marche et méditation.

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Hasard, je vois la stèle aux fusillés de Rousset-en-Vercors le jour anniversaire (77 ans). Dans le village, la beauté de la construction m'invite à faire un croquis.

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Sur cette itinérance, les hébergements sont à nouveau très différents. Ce soir, c’est vraiment un gîte qui a plusieurs dizaines d'années, dans son jus, dans une vieille bâtisse. Un couple habitué de longue date, un couple de profs Steiner de passage, un groupe de vététistes très joyeux... Et un bon gros monsieur à la cuisine, facilement un peu moqueur.

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J'ai écrit une pensée pour une amie. "Prendre conscience que ce n'est pas la fleur qui fait notre bonheur, mais l'instant de tranquillité qu'elle nous apporte." D’où cela m’est-il venu?

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Mercredi. La pluie de fin de nuit s'est arrêtée, chouette! Je repars serein dans la solitude de la forêt mouillée, puis sur un chemin de sous-bois propice aux fraises et quelques framboises.

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Le col de Chironne est très plat, peu spectaculaire, mais beau. La trace ne me fait pas redescendre, au contraire, je monte vers des falaises et une vue superbe à 360°. Je ne sais plus où regarder, je prends plein de photos.

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J'ai vu d'énormes champignons, agaric des jachères, de 35cm environ.

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À l'amorce de la descente, pause méditation, je me rends compte de l'exaltation causée par ce paysage. Je ne suis plus dans la tranquillité, mais l'excitation, la fébrilité, voire quelque chose de presque désagréable, tellement c'est fort. Peu après, j'aurai grand plaisir à retrouver la tranquillité. Cette tranquillité est déjà très forte à vivre. Ça m'a surpris de prendre ainsi conscience de l'intensité de mon vécu sur cette itinérance.

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OpenStreetMap a été impressionnant, jusqu'ici, pour les traces proposées. J'ai tout aimé. Mais là, il m'a surtout fait éviter le col du Rousset, fait monter au col puis aux rochers de Chironne, ce que je n'aurais pas osé envisager avec ma blessure. Et pourtant c'est si beau.

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Choc en arrivant à Chamaloc, la Provence presque, des voitures mais aucun lieu accueillant, l'hôtel est fermé, à 16h30, rien à boire ou à manger. Je ne vois que des touristes à vélo, en SUV, à moto. J'avais passé la journée seul, le contraste est violent. J'en viens à être content de savoir que ce mode de vie va disparaître. Cette rancœur ne me plaît pas, mais elle est là...

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L’étrange hôtel à 3 chambres, ancienne église, où je suis seul client, ouvre.

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A peine plus de monde au dîner (passable), mais bon accueil. De la terrasse, je vois et sens les camions emmenant le lavandin à la distillerie au bout du village, et diffusant de fortes effluves à leur passage.

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Jeudi. La journée commence par la visite guidée de la distillerie, intéressant.

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Puis, c'est de la marche dans ce paysage méditerranéen, moment sans trop de présence. Quelque chose du sud qui ne me plaît pas.

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Je médite 3 fois et ça va un peu mieux. Ça sent la fin de mon séjour, en arrivant à Die, mais aussi les retrouvailles avec mes amis.

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Fin: Visite très intéressante de Die, à essayer de dater les édifices, reconnaître les styles, comprendre les transformations de bâtiments anciens... Départ pour Saillans, pour s'essayer au canoë biplace, ce qui va beaucoup me plaire.

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Je repars seul en car, très content de cet étrange séjour en Vercors et de ce mélange de marche itinérante et méditation.

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Courbatures des fraises

Par CAPCAP - 28-07-2021 08:54:13 - 2 commentaires

Courbatures des fraises 

Sans le vouloir, sur les sentiers du Vercors, j'ai répondu à la question suivante, que je ne me posais pas:

Comment se motiver à faire des centaines de squats?

L'évidence s'est imposée à moi, en se baissant des centaines de fois pour cueillir des fraises des bois !!! 

J'ai dû en engloutir une livre chacun des deux premiers jours !

 

F

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Il y a 9 mois...

Par CAPCAP - 21-04-2021 21:35:55 - 3 commentaires

 

Il y a 9 mois... une gestation! Mon père entrait en maison de soins palliatifs.

Il y a 3 jours, j'ai retrouvé un sac en papier avec cette étiquette dessus. Le sac qui contenait ses dernières affaires, quand il est sorti dans sa boite en bois.

Je n'ai pas su pleurer à l'époque.

Revoir cette étiquette m'a fortement ému, j'étais au bord des larmes face à ce ridicule bout de papier, presque mesquin.

Dire qu'on l'avait attendu ce moment... Comme une délivrance. Surtout lui l'attendait, ce départ. Les soins palliatifs n'ont pas tout à fait été une réalité pour lui. Il restait une grande souffrance.

À quoi bon maintenir la vie? Pourquoi laisser le corps s'épuiser? Pourquoi condamner le mourant à se voir devenir un sac d'os?

La recherche de l'humilité va mieux aux vivants qu'aux mourants, non?


Papa était un peu sportif, au moins dans l'âme, mais son mal de dos l'a contrarié (opéré 3 fois)

Il aimait surtout la navigation. Est-ce un sport d'endurance? C'est un truc étrange, tout le monde s'agite frénétiquement pendant 3 minutes pour la manœuvre... puis plus rien... jusqu'au prochain virage. Au "paré à virer?" tout le monde dans les starting-blocs. Au "Virez" chacun se précipite à son action.

Moi j'ai toujours été plus rêveur, à préférer les activités douces et qui prennent leur temps. Pourtant, ce n'est qu'à 30 ans que je me mettrai à la CàP.

Mes parents avaient été très impressionnés quand j'ai fait mon 1er marathon, moi le moins sportif de tous les cousins.

Ce n'est que 3 ans après avoir retrouvé un peu de confiance, voire de fierté dans mon corps, que j'ai pu faire ma sortie du placard. Là aussi j'ai beaucoup surpris mes parents. Papa est parti en arrière, ça a été un coup pour lui. Bizarrement, maman s'est tout de suite inquiétée du fait que je puisse terminer ma vie seul. (sans doute n'avait-elle pas tort)

Quand j'ai fait mon 1er plus de 100 bornes (111km des Templiers) ils ont eu peur de cette épreuve de 20h, impensable pour eux. Pour la Réunion, ils commençaient à s'habituer et à me faire confiance. Ils ont compris que j'avais ça dans le sang, sans savoir d'où ça me venait.

Mais moi, quand on faisait de la croisière côtière, ce que j'aimais, c'était la dînette dans le voilier, le kouign-amann et courir sur les jetés et dans les rochers ;-)

J'aimais aussi "faire le point", comme papa.

Je n'aimais pas faire pipi au balcon arrière, accroché comme je pouvais au pataras (ou au balcon avant en cas de vent arrière)

J'ai l'impression d'avoir rongé mon frein pendant des heures, quand il faisait froid, que le vent nous arrosait de paquets de mer, quand la houle faisait rouler ou tanguer violemment cette coque de noix... Peut-être est-ce l'apprentissage d'une certaine endurance, qui me sera très utile plus tard?

Que d'heures passées à le réparer, à le bricoler, à le peindre, ce voilier. Avec maman, mais surtout avec papa. Moins avec mes frères. Assurément, il m'en a appris des choses en bricolage. Je devais avoir à peine plus de 10 ans quand j'ai utilisé pour la première fois la scie sauteuse (peut-être pour découper les équipets)

En mer ou à terre, Papa aimait aussi faire de la photo, et là je l'ai suivi avec plus d'enthousiasme.

Mais c'est avec l'architecture qu'il m'a le plus marqué, vu que j'ai suivi la même formation. D'ailleurs, j'ai comme lui complété mon cursus par l'école de Chaillot sur les monuments historiques. Et j'ai également fait une demi-carrière dans le privé et le reste dans le public, mauvaise idée pour la retraite... Mais il m'avait distillé un intérêt certain pour le Service Public.

Je pense que jusqu'au bout, il croyait en dieu.

Moi, je suis un indécrottable mécréant. Vouloir survivre à la vie me semble très étrange. La roue tourne...

On laisse la place.

...

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Ça va bien

Par CAPCAP - 11-04-2021 19:57:42 - 5 commentaires

Bien.


Ça va bien.


Pour une fois, je n'écris pas pour exprimer mes doutes, mon mal-être ou un coup de gueule.
Non, c'est pour dire que je vais bien, notamment à ceux qui m'ont encouragé par leurs messages!


J'ai depuis un moment le sentiment de moins attendre de choses de la vie. Juste ce qu'elle m'apporte. Je ne suis pas impatient de savoir ce qui va arriver, ça vient, c'est tout. J’accueille. Enfin de temps en temps, voire souvent...
Ça fait un moment que je me demande si je sens ça vraiment, ou si je me trompe moi-même.
Mais ce bien-être dure, donc je ne dois pas trop être dans l'erreur...


Certes, je vis toujours seul, mais je n'en souffre pas. Je vois des hommes plaisants, inaccessibles, mais je n'en éprouve pas d'amertume.
Si je vis quelque chose de plaisant, je ne pense plus que ça ne va pas durer. Je le sais, mais je ne m'en préoccupe plus, j'en profite, c'est tout.
Le déplaisant, j'ai eu ma dose en 2020. J'ai été déclaré mort, puis il y a eu le Covid, puis mon père a été gravement malade, puis il est mort.
J'ai fini l'année épuisé, mais pas déprimé (clairement moins que des années auparavant)


Certes, il y a cette fatigue chronique qui fait que je suis crevé dès le 1er jour de la semaine, et que je suis quasi incapable de travailler 5 jours de suite. Ça fait déjà plusieurs années... Bon, j'ai déjà 52 ans, mais je n'ai aussi "que" 52 ans, avec encore une quinzaine à cotiser pour la retraite (si, alors, ça existe encore) La médecine ne voit toujours rien d'anormal.


Côté "environnemental", je suis de moins en moins paniqué par l'avenir. Ça sera boulversifiant, ça sera très dur, mais on fera avec, il n'y a pas de choix. Apprendre à ne pas savoir de quoi sera fait demain... (je sais, c'est facile à dire quand on est propriétaire de son logement, fonctionnaire et responsable de personne)


J'ai beau être architecte, l'idée de vivre dans un plus bel espace que mon 2 pièces ne m'attire pas vraiment. Mais visiter de beaux bâtiments publics me plaît vraiment et ça me suffit.


Côté CàP, après 5 années chaotiques, ça va bien. Pas très rapide, certes, mais je cours à nouveau avec grand plaisir. Les courses chronométrées ne me manquent pas vraiment, mais j'aurais plaisir à en refaire avec des amis, surtout pour les week-ends qui vont avec. J'aime de plus en plus courir sur plusieurs jours à la montagne ou sur la côte bretonne. Être juste avec le paysage et le présent. Courir, c'est fêter ce corps que je suis.


Côté boulot, j'ai parfois des idées qui me plaisent bien. Mais ça n'est pas toujours validé, bien sûr. Alors il est possible de distinguer le plaisir d'avoir une idée, et la prétention à l'imposer aux autres. Ainsi, j'ai plus ou moins appris à ne retenir que la première, que le plaisir. Et la déception reste très faible.
Je suis toujours sous antidépresseurs, depuis une douzaine d'années. J'ai commencé à réduire les doses en vue d'arrêter peut-être.


Apprendre à recourir à de petits recentrements, de micro-apaisement : se rendre compte quand on part en stress, et appliquer un petit lâcher-prise. Ça s'apprend, ça devient un peu plus facile avec le temps.


Finalement ai-je compris ce qui m'a changé?


Intimement je crois que ce sont en partie les propos de cet enseignant de la voie directe :
Eric Baret ; la voie directe  https://www.youtube.com/watch?v=FaosSjsSbHE
Il est moins doux que d'autres transmetteurs, il n'hésite pas à tenir des propos qui bousculent, au risque de ne pas passer pour bienveillant. Moi, je le crois bienveillant à sa façon. À vous, éventuellement, de vous faire votre avis.
Je n'ai rien à vendre, juste envie de témoigner. Par gratitude sans doute...

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Merci pour 2020, malgré tout...

Par CAPCAP - 20-12-2020 20:17:17 - 4 commentaires

Étrange texte, il est sorti comme ça, hier. Je l'ai laissé venir. Aujourd'hui l'humeur est plus terne, la fatigue chronique de retour...
Étrange que je dise "merci". D'habitude un merci s'adresse à quelqu'un, or je ne crois pas en dieu. Qui suis-je pour croire qu'il y a une nature supérieure au-dessus de ce monde?
 
 
Merci pour 2020, malgré tout...
 
Merci pour la récupération de mon auriculaire, après 3 mois de port d'une attelle et un premier échec. 
 
Merci pour avoir été déclaré mort le 17 mars, ça m'aura permis de faire le point sur mon rapport à la faucheuse. Je m'en sentais assez détaché, sans en être sûr. Et quand il s'est agit de "moi", je n'ai pas été malmené intérieurement plus que ça. Cela m'a certainement aidé pour la suite.
 
Merci de nous avoir fait découvrir Paris ultra calme, sans auto, sans cri, sans passant, et un printemps qui n'en était que plus beau, floraison des glycines, chant des merles et autres, robiniers (acacias) en fleurs odorantes... Découverte de l'espace public libre...
 
Merci de m'avoir fait découvrir The Shift Project, une association portée par Jean-Marc Jancovici, qui a ouvert l'avenir sur un possible beaucoup moins collapsologue. Sans faux-semblant. Une approche pragmatique de ce qu'il FAUT faire pour réduire notre enfer futur. Regarder cet avenir droit dans les yeux, plutôt que d'en rester à un très sombre imaginaire. Deviner un peu le sentier est bien plus propice à le défricher, que de tout redouter dans l'obscurité.
 
Merci que le cancer de papa ait été du pancréas. Ainsi, nous savons que l'issue était incontournable. Le Covid n'y est pour rien. Et même avec des si, "si le covid n'avait pas été là", il n'aurait pas survécu. Il n'est pas un "dommage collatéral" de cette pandémie. Juste un déraillement de cette incroyable machinerie qu'est la vie. Une chose si "ordinaire", qu'elle en est plus supportable.
 
Merci de ne pas avoir été seul (alors que je le suis si souvent) quand maman m'a appris la mort de papa. Merci d'avoir été avec mes proches les plus proches. Une chaleur qui me connait très bien, moi et mes failles, était là. La présence de ma filleule de 16 ans m'a très certainement aidé à répondre à maman, à lui dire ce que je pouvais...
 
Merci pour deux petits apéros au boulots, où mon directeur relatait le moment où la brigadière lui apprend au téléphone que M. [capcap] est mort. Où j'ai été au centre de la discussion, ce qui n'a pas été le cas depuis 2012 et le GRR. Je suis un peu transparent, pas de mariage, pas d'enfant, pas d'éclat de voix... Je ne tiens pas à être le Centre du Motif (comme disait Anne Sylvestre dans une chanson que j'aime) mais malgré tout, une fois de temps en temps, ça ré-insère dans la société.
 
Merci pour la fin des cadeaux de Noël, fête consumériste et obligatoire qu'on devrait abolir, au profit de petites fêtes plus familiales et réparties dans l'année.
 
Merci pour ces réflexions sur l'après qui ont germé un peu partout, l'après Covid, la réforme ou la révolution de la société... Même si presque tout s'est évaporé avec le déconfinement estival et qu'on ne parle guère plus que de vaccin pour revivre comme avant et d'impensable croissance pour rembourser nos centaines de milliards de nouvelle dette, sur 60 ans...
 
Merci pour cette famille où les choses se sont réparties naturellement, sans heurt, et pour mon rôle de proximité avec maman, où je passe de bons moments avec elle, dans une complicité croissante.
 
Merci pour avoir récupéré de l'endurance et avoir fait ces deux itinérances en rando-course, l'une cet été en Queyras, l'autre cet automne sur le sentier côtier breton, deux somptueuses parenthèses.
 
Merci à Daniel Cordier pour son témoignage sur la vie et la solitude, qui montre avec force et humilié un chemin de vie atypique.
 
Merci à Pierre Larrouturou pour sa grève de la faim exigeant de financement de la dette et de la transition environnementale par la taxation des transactions financières.
 
Merci pour le fait que des objets aussi simples que des masques permettent de réduire de 90% la contagiosité du covid
 
Et ce soir, merci pour avoir retrouvé le chemin vers papa, en méditant. Un peu douloureux, mais sans doute nécessaire, 4 mois après notre dernière entrevue. Je regarde souvent cette photo des deux anges, sculptures naïves de l'église de Mont-Dauphin, qui me font penser à lui.
 
 
 
Mais les séances mensuelles et les retraites de méditation me manquent, je ne suis pas bien autonome... Pour 2021, je souhaiterais retrouver le sangha !
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saute d'humeur

Par CAPCAP - 23-11-2020 20:03:34 - 10 commentaires

Bon, saute d'humeur qui n'avait pas sa place sur le fil du covid :
 
J'en ai marre de ce covid.
Ça fait 35 ans que je me traine une humeur dépressive.
Je me suis fait voler mes papiers en janvier, papiers retrouvés sur un SDF décédé, et on m'a déclaré mort.
Mon père avait mal au ventre en début de confinement, jusqu'à la fin, On lui diagnostique un cancer du pancréas, il meure en aout. Je quitte le petit bout de vacances que je m'étais octroyé.
La j'en ai marre, j'ai juste envie de me reposer loin de ma poubelle qui me sert de logement, loin de mon incapacité relationnelle et loin de ce covid.
Désolé pour l'épanchement. Mais parfois ça déborde...

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2019-20... PFFF

Par CAPCAP - 28-08-2020 21:44:11 - 1 commentaire

2019-20... PFFF

En quelques mots, j'ai 51 ans, j'étais un enfant timide, un ado qui s'enferme à la découverte de son homosexualité, un jeune adulte très coincé, à 30 ans je découvre le sport avec la CàP, 1er marathon, 1er contact avec une asso LGBT. Ouverture du placard, et dépose de la carapace, ça fait mal parfois. Reconnaissance de l'humeur dépressive, antidépresseurs, psychothérapieS. Trail, ultra, GRR bien placé. Bruit du cœur, cardiopathie observée, suivi annuel, puis semestriel, opération en vue.

Gapencime 2016, mal au genou, erreur de diagnostic (pris pour une tendinite), fissure du ménisque en fait, 14 mois sans CàP.

Méditation. Découverte d'Eric Baret. Ça résonne en moi.

Reprise douce de la CàP, vitesse perdue. Mais après 18 mois de fractionné, presque aucune récupération de vitesse. Le moral va mieux.

Fatigue. Encore fatigue. Mais je suis de plus en plus persuadé qu'elle n'est pas due à mon humeur dépressive qui s'atténue. La méditation et la lecture m'amène à être plus présent. Je m'éloigne des pensées circulaires. Mon célibat n'est plus un problème, notamment. Le travail est l'occasion de faire pour le mieux. Je m'observe lâcher quelques prétentions. Je suis bien.

Fatigue pourtant, record battu, nuit de 14 heures!!! Alors que je n’ai rien fait de spécial avant.

1er décembre 2019, 1ère course terminée depuis un an et demi, grand plaisir, mais une petite chute de rien du tout et un petit doigt dont un muscle se désinsère. Atèle.

Mi-janvier 2020, vol de mon sac de sport avec mes papiers. Fin-janvier, on enlève l'atèle. C'est l'échec. Nouvelle tentative pour 2 mois, réussite.

Mi-mars, confinement pour tous. Mais aussi, j'apprends que je suis mort (voir billet pécédent).

Confinement, je suis bien, apaisé. Le monde serait-il donc capable de réagir? Alors il saura peut-être éviter le pire désastre écologique?

Mon père a mal au ventre.

Tous privés de CàP.

Profiter du télétravail pour rattraper le retard, faire du travail de fond. Plaisir.

Je commence à renaître.

Toujours le mal au ventre.

Le confinement me fait découvrir mes voisins (à plusieurs mètres) L'air est incroyablement pur, le silence de la ville est si apaisant.

Reprise des petits footings. La ville est si agréable sans auto! Un avant-goût du grand effondrement? En même temps saisissement de l’arrêt économique sans équivalent dans toute l’histoire.

Je ressuscite presque à Pâques.

Papa a toujours mal au ventre. Enfin un premier examen, peu concluant.

Déconfinement annoncé, appel au boulot pour préparer l’accueil du public. Fin définitive du télétravail.

Fin mai, coloscopie de papa, rendez-vous en urgence avec un chirurgien, c’est un cancer du pancréas, un des plus mauvais. On a compris. Violence de la médecine quand elle ne prend pas de gant, quand elle ignore toute psychologie. Début de dépression paternelle. Il lâche le combat, et ne retrouvera jamais l’envie de vivre. Début de la chimio, arrêt de la chimio à sa demande.

Présence. L’attention au moment présent m’aide à accompagner les parents. Sans douleur personnelle. Suis-je humain? Sensible? Insensible? Suis-je sans le savoir complètement déformé psychiquement? Mon psychothérapeute n’est pas de cet avis. Je me sens apaisé dans le présent, bien que je voie mon père diminuer, diminuer… Pas exactement fataliste, plutôt dans l’acceptation de l’inévitable. Et motivé à vivre ce qui peut encore être vécu avec lui.

Fatigue. Toujours fatigue. Je mets ça sur le pré-deuil, bien sûr. Et sur la pandémie, l’absence de vacances, la CàP résiduelle… Pourtant un doute sur cette fatigue…

Un an? Deux ans que j’en parle à mon généraliste et qu’il n’y "croit pas". Enfin c’est tout comme, puisqu’il ne fait aucune investigation, mis à part une analyse de sang de base.

Je vais remettre la clef du caveau familial aux pompes funèbres. Je dors en marchant… mais je sens que cette fatigue n’est pas liée à la situation macabre.

Appel de l’hôpital où mon petit cœur est suivi depuis dix ans, pour me convoquer à un diagnostic de l’apnée du sommeil. Incompréhension, avec un IMC de 18,9kg/m², je suis loin d’être obèse, et je ne ronfle pas (me dit-on)...

Internet, recherches, je comprends que je n’ai pas un SAOS mais peut-être un SACS (syndrome d’apnées centrales du sommeil). Il n’est pas question d’Obstruction de la gorge par la langue, mais éventuellement d’un problème d’influx nerveux pour commander la respiration. Sous-oxygénation implique micro-éveil et sommeil peu réparateur, donc fatigue.

Influx nerveux. Alors que j'avais déjà des problèmes nerveux proches du "canal carpien". Et les jambes qui sautent m’empêchant de m’endormir, c’est aussi un problème nerveux. Ces deux derniers points sont parfois cités dans les textes sur le SACS. La coïncidence est plus que troublante.

Beaucoup plus sûr, le lien avec ma cardiopathie, c’est général dans la littérature. Sans que l’on sache vraiment lequel influe sur lequel, entre l’œuf et la poule...

Hier on me pose le matériel de diagnostic, avec des capteurs sur le torse, le ventre, la gorge, et même des lunettes dans le nez! Ça va être sympa pour dormir tout ça!!!

Je poursuis mes recherches, de plus en plus persuadé que ma cardiologue a tiré le bon lot. Et j’ai aussi un peu peur d’y croire trop, de désenchanter.

Malheureusement il n’y a presque pas de traitement. Comme pour la version Obstructive, la machine assistante respiratoire est une possibilité. Pas réputée pour être hyper-agréable. L’opposé est le traitement de la cardiopathie. Pour moi ça veut dire opération du cœur pour réparer la valve mitrale fuyarde. Depuis une dizaine d’années qu’on m’en parle, je me suis fait à l’idée. Et puis mon père a été admirablement opéré de sa valve mitrale il y a deux ans. Enfin, je voulais être opéré avant le probable effondrement économique.

Risque opératoire? Chance de retrouver du tonus cardiaque? Chance de mieux dormir et donc de perdre cette fatigue quasi-permanente? Peut-être capable de ranger et nettoyer enfin mon antre? Peut-être capable de rencontrer un amant, un mari? Ne plus craindre la rupture d’un cordage cardiaque quand je pars courir quelques jours...

Rien n’est encore diagnostiqué, mais je m’y vois déjà!

A moins que mon makar soit de recevoir des contraintes de vie toujours plus pesantes?

Bon, en attendant, il est 21h30 et je suis fatigué, je vais donc me coucher...

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Mort-vivant à la carte de cantine

Par CAPCAP - 01-06-2020 19:50:09 - 9 commentaires

Je vous conte une mésaventure de ce début d'année :


Aujourd'hui, lundi 23 mars, on aurait dû enterrer "CAPCAP" en fosse commune.

Enfin, on aurait dû enterrer un corps auquel mon identité avait été attribuée.

Et j'aurais officiellement disparu. Aurais-je pour autant été un mort-vivant? Non. Aurais-je été un sans-papier? Oui, car on me les a volés il y a deux mois au bar où on prend un pot après l’entraînement.

Mi-janvier, c'est déjà si loin !

Et pourtant, 2 mois après, je n'ai pas réglé toutes les conséquences de cette histoire, loin de là!

Ah! Je revois Momo, le gérant du bar, il était vert que ça ait pu se passer chez lui, sous nos yeux, sous ses yeux!

Cependant, rien de grave, pensais-je, car j'avais mes clefs sur moi. Et j'ai pu faire opposition très vite sur ma carte bancaire. Et dans la foulée, j’ai porté plainte en ligne, mais il a fallu 10 jours pour que j'obtienne un rendez-vous pour signer ma déposition...

Puis le temps passe, parfois je procrastine très bien! Je n’ai toujours pas refait faire mon permis de conduire ni ma carte d’identité. Avais-je une "intuition"?

 

23 mars, le Covid-19 confine la société, je me mets, comme tous ceux qui le peuvent, au télétravail.

Je repense à jeudi dernier, où mon chef m’appelle, le DG a été contacté par le commissariat du 11e, lui disant qu’on avait retrouvé le corps de "CAPCAP", mort, avec une carte de la mairie où je bosse. Très surpris, le DG interroge mon chef, qui m’appelle immédiatement. Il s’en doutait, mais il est rassuré, je suis vivant! Je dois appeler le commissariat du 11e, où une brigadière m’explique que la police a retrouvé un corps mort avec mes affaires sur lui, dont mes papiers. Un agent, trouvant sans doute qu’il ressemblait à ma photo, lui a attribué mon identité... Elle me convoque au Commissariat pour le lendemain.

 

1er vendredi du confinement, loin d’être stressé, je traverse Paris à pied, trop heureux d’avoir une raison de sortir par ce beau soleil, dans Paris désert, l’air est pur comme jamais! Ambiance bien moins légère au commissariat, attente, distanciation, masques, gants… La brigadière relit avec moi mon dépôt de plainte. Puis elle me dit que le corps, du voleur probablement, a été retrouvé mort le lendemain du vol. Elle m’apprend qu’il devait être enterré le lundi qui suit, en fosse commune. (Ça fait donc 2 mois qu’il attend dans la morgue!) Et que ceci a été arrêté de justesse.

Le corps, c’est une chose, mais l’identité en est une autre, je suis simplement déclaré mort par la mairie du 11e et le commissariat … Ce dernier a envoyé en urgence une demande pour annuler cet acte. Dans l’après-midi, j’apprendrai que l’acte a pu être intercepté, avant d’être déclaré mort à l’état-civil de mon lieu de naissance, ouf, je ne suis pas encore complètement mort!!!

 

Moment d’émotion, on me présente les affaires de l’homme, un SDF. Je reconnais immédiatement mon sac de sport, celui que j’emmène aux stades depuis des années. Je retrouve mon petit sac avec mes affaires de CàP qui macèrent dans ma sueur depuis deux mois… Mon sac à chaussures. Mon appareil photo, mon permis de conduire, ma carte d’identité, ma carte bancaire… et ma carte de cantine avec le nom de mon employeur, la fameuse qui permettra de remonter jusqu’à moi!

Intermède : Un bref moment de rigolade s'insinue malgré tout, l’odeur piquante ne vient pas des affaires de sport, ni de celles du SDF, en effet il y a deux mois j’avais acheté un munster !!!

 

Lundi 23 mars, j’essaie d’appeler le commissariat de mon arrondissement, où j’ai déclaré le vol, pour savoir si la demande d’annulation de mes papiers a été envoyée aux administrations, même si 1,5 mois après ma plainte, il y a de très fortes chances que mes papiers retrouvés ne soient plus que des bouts de papier et de plastique sans valeur. Des faux parfaits puisque vrais! Ces papiers officiels, sont-ils comme moi, un peu morts? Je ne le sais toujours pas !

 

Jeudi 25 mars. Mon pharmacien m’appelle, heureux de m’entendre. Il a eu un impayé de la Sécu au prétexte que je suis décédé. Ça y est! Me voici mort pour l’Assurance Maladie, et sans doute toutes les grandes administrations… Galère !!! Je suis mort un peu partout... Ça serait le moment de faire un braquage et de disparaître dans la nature. Sauf que doué comme je suis, la police m’intercepterait à coup sûr, même mort-vivant.

 

Conseil important : ayez toujours sur vous une pièce d’identité, comme son nom l’indique, ça peut être très utile pour vous identifier en cas d’accident. Encore mieux, faîtes vous une petite carte avec les coordonnées de proches à prévenir en cas de problème. Je l’ai toujours sur moi en entraînement, mais pas quand je vais au stade, c’est bien dommage…

 

Pour finir, j'estime être quelqu’un qui a un esprit plutôt scientifique, voire cartésien, or je fais face à des coïncidences étranges:

- Pourquoi ai-je eu le pressentiment que je ne devais pas mettre mon sac trop près de la porte du bar?

- Pourquoi ai-je tant procrastiné, sans me décider à faire renouveler les papiers que j’ai finalement retrouvés?

- Pourquoi j’ai osé, pour la première fois, m’adresser à une SDF et à m’occuper un peu d’elle en ce début d’année, alors que mon voleur était probablement SDF?

- Pourquoi ai-je tergiversé à prendre rendez-vous avec le podologue, alors que j’ai une ordonnance depuis des semaines. Et là, j’ai récupéré mes semelles…

- Pourquoi ce type est-il mort d'étouffement en mangeant ce qu'il avait dû payer avec ma CB volée? C'est son karma, disait la brigadière…

- Pourquoi, au bout de deux mois tout de même, "mon" attestation de décès n'a-t-elle pas été encore portée sur l'état civil dans ma commune de naissance?

- Pourquoi deux mois après la découverte du corps, la police se décide-t-elle enfin à appeler l'organisme au nom écrit sur ma carte de cantine? Pourquoi à deux jours seulement de "mon" enterrement?

- Pourquoi dans cette période, ai-je commencé un livre sous-titré "Pour la joie de ne rien être" (d’Eric Baret)

- Pourquoi avais-je écrit le nom de mon employeur sur ma carte de cantine? Sans cela, la police ne m'aurait pas retrouvé et un jour on m'aurait dit que je suis mort depuis longtemps...

 

CAPCAP, mort effrontément vivant !

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Récit du 24 Mars 2020 pour la course Trail du Ventoux - 46 km

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