Un an ... et encore combien de temps?
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Un an ... et encore combien de temps?

Par CAPCAP - 04-10-2017 22:10:22 - 3 commentaires

Un an déjà!

Il y a un an je participais à Gapen'cimes, course où je soupçonne avoir abîmé mon genou.

Dix mois que le problème s'est exprimé par une petite douleur. Suivi de six mois de mauvais traitements, enfin inadaptés, puisqu'on a pris pour une tendinite une petite fissure du ménisque.

 

Un printemps un peu déprimé (petite augmentation des antidépresseurs), un été beaucoup plus joyeux, initiée par l'IRM. En effet, savoir ce qui arrive à mon petit genou m'a fait du bien! Et puis mon médecin du sport m'a autorisé la marche sous toutes ses formes, y compris sur ultra-trail.

 

C'est donc plein d'entrain que je me suis élancé, sans aucun entraînement, sur les 120km et 6500mD+ de l'Occitane. J'ai juste eu 6 semaines pour apprendre à marcher! Suffisant sans doute puisque j'ai pu y prendre un grand plaisir.

 

Une confiance retrouvée m'a conduit à participer à notre petite itinérance annuelle, dans la Vanoise cette année. J'adore partir courir (ou marcher vite...) avec des amis sur quelques jours. J'ai bien peu ressenti mon genou, mais un soupçon tout de même.

 

Sur les deux mois qui ont suivi, j'ai fait quelques essais de CàP, sur recommandation de mon médecin, très progressivement, mais sans réussite.

 

C'est donc toujours en mode marche que j'ai repris le GR34, le sentier côtier breton, mais par l'autre bout cette fois, en partant du sud de Vannes pour faire un grand tour du golf du Morbihan. Mais seul, car j'adore aussi courir (ou marcher vite...) seul. Deux jours à un bon rythme, petite sensation au genou… je poursuis plus doucement et vais jusqu'au sud de Quiberon. Grand plaisir, c'était très beau!

 

Mais je m'interroge sur cette apparente acceptation de ne plus courir.

Je sens un pincement quand je vois un bon coureur, quand mes amis finissent le GRP, quand je me retrouve à la traîne loin derrière mes amis coureurs...

 

En tout cas, même si je vais beaucoup mieux, que ça se voit clairement dans ma gestion du travail, je n'envisage pas l'arrêt des antidépresseurs tant que je n'aurai pas pu reprendre une activité sportive un peu intense.

Je vois aussi que je vais mieux au fait que je pense plus aux autres, que je discute plus facilement, plus ouvertement, de façon moins cassante et plus fluide, plus à l'écoute de l'autre. Si je dis "plus ceci", ça ne veut pas dire que je me lance des fleurs, c'est loin de la perfection, mais c'est mieux, quoi.

 

J'ai sans doute un peu peur de ne plus pouvoir courir, la CàP a été une découverte si fondamentale pour moi, elle correspond au rebond salvateur, dans une vie qui était étouffée, bloquée, coincée. A 30 ans, elle m'a fait renaître, d'abord en découvrant la force du sport, puis en me menant chez les FrontRunners de Paris, autre bascule fondamentale de ma vie.

C'est sans doute pour ça que j'ai si peur de me blesser sérieusement et que je n'ose pas courir sur cette blessure.

 

Du coup ça me pèse de revoir un médecin pour faire un nouveau point. J'ai l'impression qu'ils n'ont rien à me dire de clair et précis. Attendre que ça passe avec ou sans eux, est-ce que ça change?

 

Et puis cet arrêt de la CàP m'interroge sur mon club, est-ce que ça vaut le coup de me réinscrire dans mon club d'athlé si je ne coure pas, mais marche seul dans mon coin?

Est-ce que ça vaut le coup que je refasse des semelles orthopédiques si ce n'est pas pour courir?

 

Autre ressenti, la lourdeur du ventre. Il me semble que la CàP activait ma digestion. Je me sens souvent un peu ballonné et parfois j'ai un mal de ventre piquant.

 

Cet arrêt aura peut-être un intérêt: me détourner un peu de la CàP. Car ces dernières années, l'essentiel de mes loisirs tournaient autour d'une course ou d'une itinérance, seul ou à plusieurs. J'étais devenu monomaniaque je crois. Bigoréxique un peu?

 

Pourtant une autre pratique est venue enrichir ma vie, peut-être verrai-je ça plus tard comme une troisième découverte fondamentale, qui sait? Je suis entré dans une association philosophique, avec grand plaisir.

Mais le sport… ?

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3 commentaires

Commentaire de Le Lutin d'Ecouves posté le 05-10-2017 à 10:16:55

Déjà, tu vas mieux et ça fait plaisir. Quant à l'arrêt définitif de la course... il ne faut pas être catégorique. Le corps, c'est assez mystérieux et il réserve parfois de belles surprises.
Si je te disais qu'à 25 ans, je ne pouvais pas marcher plus de 1000m sans m'asseoir un peu et que je souffrais nuit et jour du dos. J'ai été malade durant sept ans et j'ai fini par reprendre le sport. A bientôt 62 ans, je cours encore. Patience, la vie te réserve encore des tas de bonnes choses.

Commentaire de Mustang posté le 05-10-2017 à 15:28:03

Comme dis justement le Lutin, il faut savoir être patient avec son corps. Je comprends ton désarrois mais il faut être à l'écoute de son corps. C'est lui qui est le maître du jeu. Moi-même, je vis cette frustration, en ce moment de ne pas pouvoir courir pour m'évader... Il y a tant de choses qui nous attendent...

Commentaire de CAPCAP posté le 10-10-2017 à 22:04:08

Merci pour vos messages ;-)
Je sais bien qu'il faut être patient. Mais je n'ai pas grand chose d’excitant dans ma vie à part la CàP et si la philo prend une place intéressante... ça ne compense pas vraiment.
Un rendez-vous avec un spécialiste du genou est en vue.
Et côté boulot, je n'ai toujours pas trouvé de méthode ou de logiciel pour gérer les 150 tâches que j'ai à faire. Et certains jours ce travail me pèse, même si j'ai la chance d'en avoir un.

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